Le site StreetPress compte sur ses "supporters" pour se financer

Le site StreetPress compte sur ses "supporters" pour se financer

Publié le :

Jeudi 25 Avril 2019 - 17:38

Mise à jour :

Jeudi 25 Avril 2019 - 17:47
©Capture d'écran
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La rédaction de France-Soir

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Après presque 10 ans d'existence, le site StreetPress, orienté vers un lectorat plutôt jeune et urbain, lance une campagne de financement sollicitant ses lecteurs les plus fidèles pour qu'ils déboursent chaque mois une petite somme pour aider le journal à se développer.

C’est un mode de financement de la presse à mi-chemin entre le modèle payant et celui du tout-gratuit que vient d’annoncer StreetPress. Le site qui fêtera à la fin de l’année ses dix ans d’existence lance une campagne de financement via la création d’un "club de supporters" soit des lecteurs qui, pour soutenir financièrement le journal, souscrivent un forfait mensuel (entre 4 et 12 euros tous les mois) dans le but de pérenniser les rentrées d’argent d’un média dont le contenu est accessible gratuitement par ailleurs.

Si la démarche semble proche d’une logique de financement participatif –logique de soutien désintéressé, contrepartie symbolique et graduelle pour les donateurs– le public visé n’est pas nécessairement une masse d’anonymes mais une fraction des lecteurs réguliers du site. La rédaction espère en effet fidéliser de la sorte 10.000 membres d’ici la fin de l’année 2020, soit, selon leur propre estimation, 10% de leur lectorat régulier.

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Le site fait ainsi le pari de ce nouveau mode de financement de la presse, sur fond d’une tendance généralisée dans la presse en ligne, qu’elle soit adossée à une publication papier ou pure player (uniquement sur le web) de revenir vers des modèles payants. Selon le rapport annuel de l’Institut Reuters en 2018 (voir ici), le système de "membership" représente de prime abord une perspective marginale (seuls 1% à 3% des lecteurs, selon les pays), seraient prêts à faire un don à un journal), mais possède un vrai potentiel sur certaines niches. Toujours selon ce rapport, 22% des personnes interrogées sont prêtes à mettre la main à la poche si le média est perçu comme n’ayant pas d’autres possibilités sérieuses de financement, 19% des 24-34 ans sont prêts à le faire spontanément. Deux aspects qui correspondent à la position stratégique de StreePress qui, dix ans après sa création, s’il n’a pas connu le succès d’autres sites lancés à la même époque (comme Mediapart), continue d’exister et espère maintenant se développer via la manne financière espérée.

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Les milliardaires au chevet de la presse

La rédaction de StreetPress espère se développer avec cette campagne de financement.

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