Chirurgie lourde: comment mieux récupérer et raccourcir la convalescence?

Chirurgie lourde: comment mieux récupérer et raccourcir la convalescence?

Publié le :

Mercredi 05 Octobre 2016 - 14:48

Mise à jour :

Mercredi 05 Octobre 2016 - 14:58
©OJO/Rex Reatures/Sipa
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Pour permettre aux patients de mieux se rétablir après une chirurgie lourde, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié lundi de nouvelles recommandations. L'organisme conseille de favoriser le développement des programmes de "récupération améliorée", qui ont déjà fait leurs preuves au Danemark.

Nombreux sont ceux qui ont du mal à récupérer après une chirurgie lourde. Pour éviter une trop longue convalescence, la Haute Autorité de Santé (HAS) a donc publié lundi 3 de nouvelles recommandations. Concrètement, elle souhaiterait favoriser le développement des programmes de "récupération améliorée après chirurgie" (RAAC), testés et validés au Danemark dans les années 90 et déjà expérimentés en France. L'objectif: réduire de 4,5 jours la durée moyenne d’un séjour pour une chirurgie colorectale (soit 11 jours au lieu de 15,5) et de 3 jours pour une opération de la hanche et du genou (6 contre 9). Si ces programmes ne concernent à ce jour que certaines spécialités, ils devraient à terme être applicables à tous les patients de chirurgie et à toutes les opérations.

Selon la HAS, la récupération du patient est conditionnée par de nombreux facteurs dont certains ralentissent et compliquent ce processus. Parmi eux: la douleur, le stress, la fatigue et la perturbation du sommeil, les nausées et les vomissements, la dénutrition, l'immobilisation ou encore les éventuelles complications post-opératoires.

Ainsi, dans un premier temps, il est donc nécessaire de préparer le patient physiquement et psychologiquement. Les spécialistes doivent le former aux  différentes étapes de son opération, anticiper les soins après son retour à son domicile et éventuellement l’aider à améliorer sa condition physique en vue de la chirurgie. Ensuite, pendant l'opération, la HAS recommande d'adapter l'anesthésie et d'être le moins invasif possible. D’une part, prendre en compte les réactions individuelles à l’anesthésie. D’autre part, privilégier les techniques chirurgicales les moins invasives, prendre en compte les complications éventuelles et limiter l’usage des sondes et des drains.

Enfin, il est recommandé de favoriser et stimuler l’autonomie du patient le plus rapidement possible. Pour ce,  il faut encourager le patient à se lever et à se réalimenter précocement, tout en continuant à privilégier des associations d’antidouleurs sans morphine. Une fois apte à sortir, il pourra alors rentrer à son domicile afin de poursuive sa convalescence dans les meilleures conditions de soins et de suivi.

 

Les programmes de "récupération améliorée après chirurgie" (RAAC) visent à améliorer et raccourcir la convalescence d’un patient après une opération.

Sur le même sujet, la rédaction vous propose:


Commentaires

-