"Alcoolorexie": manger moins pour boire plus, le phénomène qui touche les jeunes filles

Dangereuse "mode"

"Alcoolorexie": manger moins pour boire plus, le phénomène qui touche les jeunes filles

Publié le :

Lundi 23 Octobre 2017 - 12:05

Mise à jour :

Lundi 23 Octobre 2017 - 12:17
Selon une récente étude, plus de la moitié des étudiantes américaines seraient prêtes à limiter leur consommation de calories afin de pouvoir boire plus en soirée sans prendre de poids. Une pratique malsaine sur le plan physiologique et psychologique.
©Varela/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Manger moins pour boire plus. C'est un comportement qui se développerait de plus en plus chez les étudiantes. Baptisé "alcoolorexie", en référence à l'anorexie, il s'agit d'éviter les calories pour pouvoir boire de l'alcool sans prendre de poids.

Un phénomène relevé dans une étude publiée cet été dans Australian Psychologist. Basée sur les pratiques des étudiants américains, elle révèle que 60% des jeunes filles s'adonneraient d'une façon ou d'une autre à cette pratique. Les jeunes hommes seraient également concernés mais dans une bien moindre mesure.

L'"alcoolorexie" recouvrirait plusieurs pratiques: le fait de sauter les repas qui concernerait environ un tiers des étudiantes. Le fait de privilégier les boissons alcoolisées faibles en sucre et en calories, pratique adoptée par près de la moitié d'entre elles. Enfin, elles seraient encore plus nombreuses à faire du sport le lendemain des soirées alcoolisées pour éliminer.

Une pratique doublement risquée. D'abord parce qu'il est particulièrement nocif de boire en grande quantité avec l'estomac vide. Cela revient à priver son organisme de ce dont il a besoin pour l'imbiber de ce qui est mauvais pour lui. Une pratique qui peut entraîner à long terme des maladies cardiaques ou hépatiques et des carences en vitamines et minéraux.

Mais l'étude soulève aussi la question des diktats de la minceur. Si l'"alcoolorexie" n'est pas encore considérée comme un trouble du comportement, le phénomène illustre l'idée que les jeunes femmes sont prêtes à se mettre en danger pour éviter de prendre quelques kilos. Et à chosir, elles préfèrent également éviter de manger plutôt qu'être celle qui ne boit pas en soirée, mettant en évidence un autre diktat, social celui-là.

L'"alcoolorexie" peut provoquer des maladies cardiaques ou hépatiques.

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