Affaire Benalla: ce qu'il a dit aux enquêteurs en garde à vue

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Affaire Benalla: ce qu'il a dit aux enquêteurs en garde à vue

Publié le 23/07/2018 à 07:26 - Mise à jour à 07:27
© Naguib-Michel SIDHOM / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

-A +A

Placé en garde à vue vendredi, Alexandre Benalla a livré aux policiers ses explications sur la violence de son comportement lors des défilés du 1er mai. Il a été mise en examen dimanche soir.

Il avait visiblement préparé sa défense. Alexandre Benalla, collaborateur proche d'Emmanuel Macron, est accusé d'avoir frappé un manifestant le 1er mai dernier en marge des défilés de la fête du Travail. Il a été entendu par les enquêteurs depuis son placement en garde à vue vendredi 20.

Selon le JDD, il a notamment dit aux policiers que c'est son référent policier, il était présent à la manifestation en tant que "simple observateur, celui qui était censé l'encadrer, qui lui a donné un brassard, un casque et un talkie-walkie. De leur côté, les forces de l'ordre nient lui a avoir fourni le brassard ciglé "police".

Voir - Les moments clés de l'affaire Benalla 

Mais surtout, Alexandre Benalla a expliqué pourquoi, selon lui, il est intervenu. Le "garde du corps " d'Emmanuel Macron a invoqué l'article 73 du code de procédure pénale pour justifier de sa violence contre un manifestant. Ce dernier permet à n'importe quel citoyen de prêter main-forte aux forces de l'ordre quand les circonstances l'imposent: "Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche".

C'est d'ailleurs dans l'optique de prouver sa version des faits qu'il a souhaitez obtenir les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe le jour de faits. "J'ai une merde sur le dos.. Je suis allé sur la manif, c'était chaud. Les CRS en prenaient plein la gueule. J'ai pété les plombs", aurait-il confié à un haut fonctionnaire avant la révélation de cette affaire par le journal Le Monde.

Lire aussi - Collomb, le "grognard" de la Macronie, sous la menace de l'affaire Benalla

Alexandre Benalla, dont l'Elysée a annoncé vendredi le licenciement, et Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie comme lui, ont été mis en examen dimanche soir pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique". Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Il a également été mis en examen pour "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

Les trois policiers soupçonnés d'avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, déjà suspendus à titre conservatoire, appartiennent à la puissante Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris. Ils ont été mis en examen pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".

Lire:

Déjà compliquée, la révision constitutionnelle en suspens après l'affaire Benalla

Affaire Benalla: Hamon dénonce "un mensonge d'État en bande organisée"

Affaire Benalla: les questions sensibles qui attendent Collomb à l'Assemblée

Auteur(s): La rédaction de France-Soir


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


Alexandre Benalla a invoqué l'article 73 du code de procédure pénale pour justifier de sa violence contre un manifestant.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-