Des élus FN font le rapprochement entre l'attentat de Paris et la chanson française à l'Eurovision

Des élus FN font le rapprochement entre l'attentat de Paris et la chanson française à l'Eurovision

Publié le :

Lundi 14 Mai 2018 - 18:06

Mise à jour :

Lundi 14 Mai 2018 - 18:16
© Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Dans la foulée de l'attentat de Paris samedi soir, des élus de premier plan du Front national ont tweeté des messages faisant le rapprochement entre cette attaque et le choix de la chanson française à l’Eurovision, diffusé au même moment. Le morceau "Mercy" évoquait en effet le sort des migrants.

C'est un dérapage qui n'a pas attendu le délai minimum de l'enquête et qui s'est basé sur un rapprochement plus que douteux. Plusieurs cadres de premier plan du Front national ont déclenché la polémique samedi 12 dans la soirée, peu après l'attentat terroriste rue Monsigny qui a provoqué la mort d'une d'un jeune homme de 29 ans tué à coups de couteau (en plus de l'assaillant).

Car, hasard du calendrier, ce même samedi soir, le concours de l'Eurovision se déroulait au Portugal. Et les candidats français, le duo Madame Monsieur ont interprété la chanson Mercy, évoquant la venue au monde d'un enfant né sur un bateau de migrants.

Pour les représentants du FN, le lien "ironique" semblait évident entre une France qui envoie au concours de l'Eurovision une chanson faisant la promotion de l'immigration (selon eux), et un attentat commis par un jeune naturalisé français d'origine tchétchène.

Stéphane Ravier sénateur et maire du 7e secteur de Marseille lâche ainsi: "Ils sont prêts à sacrifier les peuples pour soulager leur bonne conscience de bobo!".

David Rachline, le maire de Fréjus, enchaîne neuf minutes plus tard.

Julien Aubert, le député Les Républicains de Vaucluse, sans aller jusqu'à une comparaison aussi frontale s'est aussi laissé aller à un étrange amalgame entre l'Eurovision et une le besoin d'une"législation d'exception".

Sans surprise, ces sorties ont entraîné des réactions outrées. Plusieurs députés LREM ont condamné ces déclarations, mais l'indignation est largement sorti du seul cercle de la majorité présidentielle. Même un élu du parti Les Patriotes (dirigé par l'ex-FN Florian Philippot) a attaqué ses anciens collègues du FN. Le conseiller régional Pascal Bauche a critiqué ces tweets précisant "Je suis fier d'avoir quitté ce parti avant de finir comme eux!"

Ces élus FN estiment qu'il y a un rapprochement à faire entre l'attaque dans Paris et le choix de la chanson française à l'Eurovision.


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