Laurent Berger: "le SMIC a un effet écrasant sur les grilles de rémunération"

Laurent Berger: "le SMIC a un effet écrasant sur les grilles de rémunération"

Publié le :

Lundi 22 Décembre 2014 - 08:55

Mise à jour :

Lundi 22 Décembre 2014 - 16:16
Laurent Berger était l'invité de France Inter ce lundi matin. Le secrétaire général de la CFDT est revenu sur les nombreuses grèves de cette fin d'année 2014, le SMIC, le compte pénibilité et le cas de Thierry Lepaon, mis en difficulté pour ses dépenses au sein de la CGT.
©Capture d'écran France Inter
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La question transversale des salaires dans les grèves

"C'est un sujet qui monte, ce n'est pas nouveau. Les entreprises qui font du profit c'est normal qu'il y ait une redistribution. Et il y a des salaires, par exemple ceux des chauffeurs, qui sont en dessous du SMIC. Là, il faut négocier la question des grilles salariales dans ces professions".

"Il ne devrait pas y avoir d'autres blocages sur la route cette semaine (...)".

"Aujourd'hui le SMIC horaire va être de 9,61€".

 

Pas de coup de pouce sur le SMIC en 2015

"On ne se contente jamais de cela mais la question du SMIC est à mettre en lien avec le poids des dépenses contraintes et les négociations de branches".

"Le problème est que le SMIC a un effet écrasant sur les grilles de rémunération".

 

La prorité de l'investissement par rapport aux salaires dans les entreprises

"C'est une vision macroéconomique qui a son sens mais d'autres accords sont possibles. Chez Total par exemple, c'est normal qu'il y ait une redistribution. Le patronat a une responsabilité forte qu'il n'assume pas toujours."

"Quand ces entreprises produisent de la richesse, une partie doit aller vers les salariés".

"Il ne faudrait pas se réfugier derrière la situation globale qui est très difficile".

 

La grève des urgentistes

"La CFDT est très présente dans les services des urgences. Je suis allé dans beaucoup de services d'urgence. Il y a des agressions, un sous effectif chronique, des conditions matérielles parfois détestables. C'est l'ensemble des agents des urgences qui sont touchés, pas seulement les médecins urgentistes" (…)

"L'employeur public n'est pas toujours le meilleur employeur".

 

La crise à la CGT

"Je ne la commente pas. Ca entache l'image des syndicalistes qui sont d'abord des militants qui vont dans les entreprises et qui font un travail de progrès social".

"Aujourd'hui ça tend à penser que les syndicalistes ne sont pas vertueux, je me bats contre cette idée".

"C'est à la CGT de dire s'il y a une faute personnelle. Il ne faut pas faire d'amalgame".

"Il y a une grille de classification dans la CFDT avec des dépenses afférentes. Notre responsabilité, on doit l'assumer avec une rémunération et ensuite on se débrouille".

"Nous avons des instances de validation qui agissent de façon très professionnelle et valident les dépenses".

 

Le compte pénibilité

"C'est un progrès social car cela concerne des salariés qui vivront moins longtemps en bonne santé".

"Il y a une loi et des décrets. Maintenant il faut regarder les conditions d'application. La loi s'appliquera en partie au 1er janvier 2015. Il faut que ça s'applique le plus simplement possible".

"Aujourd'hui certains regardent l'administratif en essayant de tuer cette réforme en la disant trop complexe. La CFDT défend cette réforme".

"Mesurer qui travaille de nuit dans une entreprise, ce n'est pas très compliqué. Certains par posture l'ont refusé mais il n'est pas trop tard pour le faire".

 

 

Laurent Berger au micro de France Inter ce lundi 22 décembre.

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