Présidence des Républicains: Wauquiez mis en garde par De Villepin contre "la droitisation" du parti

Présidence des Républicains: Wauquiez mis en garde par De Villepin contre "la droitisation" du parti

Publié le :

Lundi 30 Octobre 2017 - 10:42

Mise à jour :

Lundi 30 Octobre 2017 - 10:52
Dominique de Villepin, invité ce lundi, a appelé Laurent Wauquiez, candidat le mieux placé pour remporter la présidentielle LR, a se tourner vers "un esprit de rassemblement". Il a plaidé contre "aller toujours vers plus de droitisation".
© FRANCK FIFE / AFP/Archives
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Ultra-favori pour la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez est le candidat le plus ancré à droite de cette élection qui l'opposera à Florence Portelli et Maël de Calan. De nombreux ténors du parti conservateur mettent en garde le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes contre une ligne politique qui flirte avec celle du Front national. Et parmi eux, on retrouve Dominique de Villepin.

Invité de RTL ce lundi 30, l'ancien Premier ministre a plaidé pour "un esprit de rassemblement", "Laurent Wauquiez, qui est aujourd'hui le mieux placé, puisse ne pas négliger cette dimension" qui lui "paraît essentielle, sans quoi la droite sera de plus en plus une droite croupion qui courra sur les basques du Front national".

"C'est la tentation, d'échec en échec, d'aller toujours vers plus de droitisation", a-t-il estimé, appelant de ses voeux la réalisation d'un "vrai travail d'opposition". Et d'ajouter: "Aujourd'hui, ce travail d'opposition, critique, est fait par un certain nombre: Jean-Luc Mélenchon et d'autres. Mais la clé, le devoir d'opposition, c'est de proposer des alternatives".

Interviewé par le JDD, Laurent Wauquiez s'est livré dimanche 29 à une attaque en règle d'Emmanuel Macron. Invité à dresser le portrait du chef de l'Etat, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a admis qu'"incontestablement", il faisait partie des "gens audacieux qui imposent leur chance" et qu'il avait "du respect pour cette force", avant de tancer: "Ce qui me frappe chez lui, c’est le désert de l’âme", "il n’est porté que par un seul projet: lui-même". Et de conclure: "Contrairement à ce qui émanait d’un Pompidou, d’un Giscard, d’un Mitterrand, d’un Chirac, d’un Sarkozy ou même, à sa façon, de Hollande le Corrézien, je ne sens pas chez Macron un amour charnel pour la France".

De Villepin demande à la droite de mener "un vrai travail d'opposition".


Commentaires

-