"La vérité n'est pas la vérité": quand Giuliani défend Trump dans l'affaire russe (vidéo)

"La vérité n'est pas la vérité": quand Giuliani défend Trump dans l'affaire russe (vidéo)

Publié le :

Lundi 20 Août 2018 - 17:11

Mise à jour :

Lundi 20 Août 2018 - 17:22
Interrogé sur les soupçons de collusion qui pèse sur Donald Trump, notamment sur une ingérence russe dans la campagne présidentielle, son avocat Rudolph Giuliani s'est illustré dimanche avec la réplique "la vérité n'est pas la vérité".
© Don EMMERT / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Il y a eu les "faits alternatifs", à présent c'est la phrase "la vérité n'est pas la vérité" ("truth isn't truth" en version originale) qui amuse les détracteurs de Donald Trump et de son administration.

Celle-ci a été prononcée par Rudolph Giuliani, ex-maire de New York qui a récemment rejoint l'équipe d'avocats de Donald Trump. Il était interrogé dimanche 19 sur NBC News dans l'émission Meet the Press sur la rencontre entre le fils du président, Donald Trump Jr., et l'avocate russe Natalia Veselnitskaya, qu'il pensait être une émissaire du gouvernement russe capable de fournir des informations sur Hillary Clinton.

Alors que le président des Etats-Unis se débat avec les accusations d'ingérence russe dans la campagne, Michael Cohen, ancien avocat de Donald Trump, assure que ce dernier a approuvé ce rendez-vous. Pour sa défense, le clan Trump a répondu que l'avocate n'avait finalement aucune information à donner.

Le journaliste de NBC Chuck Todd a fait remarquer à Rudy Giuliani que le simple fait que le fils du candidat ait accepté l'entretien avec l'aval de son père peut constituer "en soi une tentative de collusion" impliquant le président.

Voir: Selon son ex-avocat, Trump a approuvé une rencontre avec une avocate russe

"Je ne vais pas le pousser à témoigner pour qu'il soit piégé par le parjure", a défendu l'avocat. Car pour lui, Donald Trump pourrait être accusé de mentir en donnant "sa version de la vérité, pas LA vérité".

"La vérité est la vérité", a répondu le journaliste. Mais Rudy Giuliani ne s'est pas démonté et a rétorqué que "non, la vérité n'est pas la vérité". Il a pris pour exemple les accusations de Michael Cohen ou de l'ex-patron du FBI James Comey contre Donald Trump et contestées par celui-ci. "Quelle version est la vérité?", a argué l'ancien maire de New York.

Les proches de Donald Trump affirment régulièrement que le procureur cherche un faux prétexte pour faire témoigner sous serment le président des Etats-Unis et le prendre ainsi au "piège du parjure". Mentir devant une autorité fédérale lui couterait en effet son siège.

Les hashtags "TruthIsTruth" et "TruthIsntTruth" ont depuis fleuri sur Twitter. "En trois mots, Giuliani saisit parfaitement la vision des faits de son patron - et, par extension, les points de vue de ses fans et inconditionnels. Lorsque quelque chose (...) est ouvert à interprétation, rien ne peut être prouvé et personne ne peut être jugé coupable. Et c'est ce que Trump aime", résume l'éditorialiste du Washington Post James Downie.

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Pour Rudolph Giulianij, s'il était entendu par la justice, Donald Trump pourrait donner "sa version de la vérité, pas la vérité".


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