La consommation mondiale de viande va enfin changer de régime

La consommation mondiale de viande va enfin changer de régime

Publié le 17/01/2020 à 11:03 - Mise à jour le 18/01/2020 à 16:32
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
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Auteur(s): France-Soir

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C'est une bonne nouvelle pour les nutritionnistes, les artères coronaires, le reins de tout un chacun et une mauvaise nouvelle pour les amoureux des gaz à effet de serre: l’OCDE et la FAO prévoient une stagnation de la consommation de viande en 2020, et même une baisse inédite pour les viandes bovines et ovines.
 
Un poulet qui a toujours la cote, un marché du porc à encéphalogramme plat, et surtout un bœuf qui pourrait payer le prix fort de la (relative) désaffection des consommateurs pour la viande. C’est le tableau dressé par l’OCDE et la FAO dans leurs « perspectives agricoles ». La prévision est notamment confirmée par une récente enquête du Financial Times
 
Cette année 2020 sera une année charnière puisqu’elle devrait être celle où le pic de consommation de viande sera atteint au niveau mondial. L’enjeu est considérable lorsque l’on sait que le chiffre d’affaires du marché de la viande atteint 1,2 trillion de dollars. 
 
70 kg par an et par habitant en Europe
 
Pour l’Europe, les deux organisations prévoient une stagnation de la consommation à 70 kg par an et par habitant - elle est de 100 kg aux Etats-Unis. La viande bovine subirait même une chute de la consommation, de 8160 à 8120 kilotonnes entre 2019 et 2020, de même que la viande ovine, et tandis que la consommation de volailles et de viande porcine augmenterait légèrement. 
 
Cette stagnation, précédant peut-être une décroissance, s’explique d’abord par les préoccupations des Européens quant à leur propre santé, en raison du lien désormais bien établi entre une consommation excessive de viande et certaines maladies. 
 
Mais l’enjeu environnemental pèse également dans la balance. «Si l’industrie mondiale de la viande permet à des milliards de personnes de se nourrir, relève l’OCDE, elle a aussi des conséquences non négligeables pour l’environnement et la santé » (émissions de CO², déforestation…). 

Auteur(s): France-Soir


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