Accident mortel à Millas: la conductrice aurait confirmé que les barrières étaient bien relevées

Accident mortel à Millas: la conductrice aurait confirmé que les barrières étaient bien relevées

Publié le :

Vendredi 15 Décembre 2017 - 17:37

Mise à jour :

Vendredi 15 Décembre 2017 - 18:01
©Raymond Roig/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est France 3 qui dévoile l'information ce vendredi: la conductrice du bus se serait confiée sur son lit d'hôpital à son employeur. Elle lui a expliqué que "rien n'interdisait de passer" et que les barrières étaient donc visiblement relevées et les feux éteints. Un témoignage qui accréditerait la thèse d'un passage à niveau n'ayant pas fonctionné. L'enquête ne confirme pas, la SNCF se déclare"choquée".

C'est un témoignage très important, en attende de confirmation lors d'une audition officielle, qu'a pu se procurer France 3. Le propriétaire de la compagnie de bus scolaire a pu se rendre au chevet de la conductrice de 48 ans, au volant du bus percuté par un train jeudi 14 à Millas.

Il explique qu'il a pu parler à son employée, grièvement blessée, et que cette dernière lui a évoqué les circonstances de l'accident. Avec cet élément important: selon la conductrice "rien n'interdisait de passer", ni feu ni barrière.

Le patron en question, Lilian Faur, rapporte en effet des propos précis: "Elle m’a dit que rien n’interdisait de passer, qu’elle s’est engagée sur le passage à niveau normalement quand tout à coup le bus a été violemment percuté. Ensuite c’est le trou noir, elle ne se souvient de plus rien et se réveille à l’hôpital". La conductrice lui aurait également assuré ne pas avoir ressenti de malaise où être tombée en panne.

Voir aussi: Collision entre un train et un bus scolaire à Millas: 5 morts et une vingtaine de blessés

Ce témoignage, s'il est confirmé devant les enquêteurs (la femme n'a pas encore pu être entendue), accréditerait la thèse d'un passage à niveau ne s'étant pas fermé au passage du bus alors qu'un train arrivait (ce que plusieurs témoins auraient évoqué). Mais l'investigation n'en est qu'à ses débuts. Dans un communiqué, la SNCF s'est dite "choquée" par ces accusations "particulièrement graves" et ne reposant "sur aucune preuve tangible".

L'accident qui s'est produit jeudi peu après 16h a provoqué la mort de cinq enfants, des collègiens, qui rentraient chez eux après leur journée de classe.



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