Béziers: un proche des frères Merah arrêté pour apologie du terrorisme

Béziers: un proche des frères Merah arrêté pour apologie du terrorisme

Publié le 17/09/2015 à 12:07 - Mise à jour à 12:36
©Sipa
PARTAGER :

Auteur(s): VL

-A +A

Un homme présenté comme proche des frères Merah a été placé en garde à vue mardi 15 à Béziers pour apologie du terrorisme. Il aurait notamment affiché son soutien à Daech, et une arme a été retrouvée chez lui.

Un homme d'une quarantaine d'années a été interpellé mardi 15 pour apologie du terrorisme à Béziers (Hérault), selon des sources judiciaires. Il est considéré comme un proche des frères Merah dont Mohamed, l'auteur des tueries de Toulouse et Montauban de mars 2012.

L'homme tient un fast-food à Béziers au style assez particulier. Outre le fusil d'assaut qui fait office de logo, il propose des menus aux intitulés plutôt belliqueux tels que "C4" (un explosif militaire), "AK47" ou "M16" (des fusils d'assaut) ou "Grenade". Du simple "marketing" selon le propriétaire, qui a été placé en garde à vue.

Mais au-delà des menus du restaurant, l'homme aurait également un comportement équivoque, portant régulièrement, selon Europe-1, un T-shirt estampillé "Daech" en arabe (l'acronyme de l'Etat islamique). Une mise en avant du groupe terroriste qui s'accompagnerait du port habituel d'une cartouchière vide. Début septembre, son compte Facebook avait été fermé car il y mettait en avant des vidéos de propagande islamiste. Il en avait alors ouvert un autre sur la version russe du réseau social.

Les enquêteurs ont perquisitionné le domicile du suspect et y ont découvert un fusil. L'homme était déjà connu de services de police et de renseignement. Il faisait l'objet d'une fiche "S" (Sûreté de l'Etat) qui recense notamment les personnes ayant des liens plus ou moins étroits avec les mouvances terroristes. Il avait déjà été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis pour détention de six kilos de cannabis, de deux fusils d'assaut et d'une arme de poing.

Le suspect devrait être déféré ce jeudi devant la justice mais son dossier ne devrait cependant pas, en l'état, être transmis au parquet antiterroriste.

L'apologie du terrorisme est punie d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans, sept "lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne".

 

 

Auteur(s): VL


PARTAGER CET ARTICLE :


Le suspect aurait connu Mohamed Merah, l'auteur des tueries de mars 2012

Fil d'actualités Société