Condamné à la perpétuité en Irak, Mélina Boughedir fait part de son "incompréhension"

Elle fait appel

Condamné à la perpétuité en Irak, Mélina Boughedir fait part de son "incompréhension"

Publié le :

Lundi 04 Juin 2018 - 14:37

Mise à jour :

Lundi 04 Juin 2018 - 14:47
La Française Mélina Boughedir a été condamnée dimanche à Bagdad à la perpétuité pour avoir rejoint le groupe État islamique (EI), une peine qui équivaut à 20 années de réclusion au regard de la législation irakienne. Elle a fait part de son incompréhension.
© STRINGER / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Elle a échappé à la peine de mort mais a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Mélina Boughedir, jugée dimanche à Bagdad pour "appartenance à l'organisation Etat islamique", a été lourdement condamnée. A l'issue de l'audience, qui a duré moins d'une heure dont cinq petites minutes de délibéré, elle a fait part de son incompréhension.

"Je ne comprends pas, je ne suis pas un membre actif de Daech. Pourquoi me garde-t-on ici en Irak avec ma fille?", a-t-elle fait savoir aux journalistes de BFMTV qui ont pu échanger quelques mots avec elle.

Agée de 27 ans et mère de quatre enfants la Française devra, au regard de la loi irakienne, purger une peine d’emprisonnement de vingt ans. Elle a fait appel de sa condamnation.

Lire aussi - Irak: condamnée à perpétuité, Mélina Boughedir passera 20 ans en prison

Cette mère de quatre enfants avait été arrêtée à Mossoul durant l'été 2017, lors de la chute du dernier bastion que tenait le groupe djihadiste dans cette grande ville du nord de l'Irak. Après plusieurs mois passés en détention préventive, elle avait été condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale sur le territoire irakien". Des faits qui avait du coup été requalifiés par la justice de Bagdad.

La Française, qui avait rejoint la Syrie et l'organisation Etat islamique avec son compagnon en 2015 avant de s'installer à Mossoul alors aux mains des djihadistes, avait expliqué avoir uniquement été cuisinière au sein du groupe terroriste. Elle avait également souligné "avoir agi par pur instinct maternel, alors que son mari menaçait de la séparer de ses enfants si elle ne le rejoignait pas dans les zones contrôlées par l’Etat islamique".

Sous le coup de la loi antiterroriste dans ce deuxième procès, la Française était passible de la peine capitale, prononcée il y a deux semaines à peine à l'encontre d'un Belge, Tarik Jadaoun, surnommé le "nouvel Abaaoud", en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud l'un des organisateurs présumés des attentats du 13 novembre 2015 en France (130 morts).

 

Mélina Boughedir, condamnée à perpétuité en Irak, fait appel.

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