Corse: l'ex-leader nationaliste Charles Pieri libéré un an trop tôt

Corse: l'ex-leader nationaliste Charles Pieri libéré un an trop tôt

Publié le :

Lundi 21 Septembre 2015 - 15:58

Mise à jour :

Lundi 21 Septembre 2015 - 17:57
©Hadj/Sipa
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L'ancien chef Front de libération nationale corse (FLNC) Charles Pieri a été libéré sous surveillance électronique ce lundi de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse) où il était incarcéré depuis 2013. S'il lui restait pourtant encore un an de prison à purger, il est sorti plus tôt en raison d'un vice de procédure.

Il ne devait pas sortir de si tôt mais une erreur de procédure en a décidé autrement. L'ancien chef du Front de libération nationale corse (FLNC) Charles Pieri, 65 ans, a été libéré ce lundi matin sous surveillance électronique de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse) où il était incarcéré depuis 2013, révèle Corse-Matin. Il lui restait pourtant un an à purger pour deux condamnations, une pour "recel de document administratif" et l'autre pour "détention d'armes".  

Il y a quelques mois, ses avocats, Me Eric Barbolosi et Marc-Antoine Luca avaient demandé la libération conditionnelle de leur client. Si le juge d'application des peines l'avait acceptée, le parquet avait fait appel de cette décision le 20 juillet. Reste que, en ce lundi 21 septembre, le délai d'examen de deux mois a été dépassé, l'un des avocats n'ayant jamais reçu de convocation devant la chambre d'appel tandis que l'autre a été convoqué trop tard. L'appel du parquet se retrouve donc annulé et la décision du juge d'application des peines effective, entraînant de fait la libération de celui qu'on surnomme "Le Vieux". 

Face à ce couac judiciaire, la ministre de la Justice Christiane Taubira s'est empressée de demander un "rapport circonstancié" au procureur général et au président de la cour d'appel de Bastia. 

Charles Pieri, né en 1950 à Bastia, a connu de nombreux déboires avec la justice. Après avoir effectué de multiples allers-retours par la case prison entre 2005 et 2011 pour abus de bien sociaux, extorsion de fonds, financement de terrorisme et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, il avait à nouveau été arrêté en juillet 2013, à son domicile du village de Sotta (Corse-du-Sud), par des policiers de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat). 

A la recherche de son petit-fils dans le cadre d'une enquête sur des attentats ayant eu lieu en Haute-Corse en 2012, les forces de l'ordre avaient découvert deux pistolets automatiques Glock et des munitions dans son jardin. Charles Pieri avait alors été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d'Ajaccio et écopé de deux ans de prison ferme pour "détention d'armes". 

 

Dans sa vie, Charles Pieri a fait de nombreux passages par la case prison.


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