Doigt d'honneur à des radars automatiques: l'automobiliste finalement relaxé

Doigt d'honneur à des radars automatiques: l'automobiliste finalement relaxé

Publié le :

Mercredi 25 Avril 2018 - 08:41

Mise à jour :

Mercredi 25 Avril 2018 - 08:44
Poursuivi pour "outrage à une personne chargée d'une mission de service public" après avoir fait un doigt d'honneur à plusieurs radars automatiques, un automobiliste a finalement été relaxé mardi par le tribunal de Roanne (Loire).
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La justice a rendu son verdict. Poursuivi pour "outrage à une personne chargée d'une mission de service public" après avoir fait un doigt d'honneur à plusieurs radars automatiques, un automobiliste a finalement été relaxé mardi 24 par le tribunal de Roanne (Loire) alors que le parquet avait requis à son encontre de deux à quatre mois de prison ferme.

Les faits s'étaient produits le 20 mai 2015. Agé de 46 ans, l'homme avait adressé un doigt d'honneur à deux reprises à des radars automatiques après avoir été flashé pour excès de vitesse. L'un se trouvait à Saint-Forgeux-Lespinasse et l'autre à Bessay-sur-Allier.

Le parquet a rapidement considéré qu'il avait, par extension, insulté les agents chargés de visualiser les images des radars automatiques au Centre d'identification basé à Rennes. Mais le prévenu a toujours nié les faits affirmant que son geste était adressé à sa compagne qui se trouvait à ses côtés au moment des faits.

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"L'outrage à une machine n'existe pas en droit donc l'outrage à une personne par extension n'existe pas non plus", a déclaré l'avocat du prévenu, Me Jamel Mallem, qui avait plaidé la relaxe. 

Le conducteur a en revanche été condamné à une amende de 800 euros (dont 600 avec sursis) pour avoir maquillé sa plaque d'immatriculation le jour des faits à l'aide d'un ruban adhésif. L'identification du véhicule avait donc été rendue difficile. Pour se justifier, il avait indiqué avoir prêté sa voiture à une personne la veille de l'infraction, rejetant la faute sur cette dernière. Une justification qui n'a visiblement pas convaincu.

La justice a également statué sur une autre affaire le concernant. Pour conduite en état d'ivresse (un délit qui a eu lieu en août dernier), il a écopé de six mois de prison, dont quatre avec sursis, avec mise à l'épreuve pendant deux ans, une obligation de soins et une annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant six mois.

L'homme poursuivi pour avoir fait un doigt d'honneur à un radar a finalement été relaxé.


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