Famille disparue dans l'incendie d'une maison à Bazens: des balles découvertes dans les corps

Autopsie

Famille disparue dans l'incendie d'une maison à Bazens: des balles découvertes dans les corps

Publié le :

Jeudi 23 Novembre 2017 - 14:42

Mise à jour :

Jeudi 23 Novembre 2017 - 15:01
Le 17 novembre dernier, un incendie mortel a ravagé une maison familiale de Bazens (Lot-et-Garonne) où vivaient un couple et ses deux enfants. Selon les premières conclusions de l'enquête, le père de famille aurait tué sa famille avant de mettre le feu à sa maison et de se suicider.
© THIERRY BRETON / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'autopsie a parlé. Dans le cadre de l'enquête sur l'incendie mortel qui a ravagé le 17 novembre dernier une maison de Bazens (Lot-et-Garonne) où vivaient un couple et ses deux enfants, de nouveaux éléments sont venus accréditer la thèse du drame familial. En effet, d'après les informations rapportées par le parquet d'Agen, le père de famille aurait tué sa famille avant de mettre le feu à sa maison et de se suicider.

"Quatre corps ont été retrouvés dans les décombres, deux adultes et deux enfants. Les autopsies pratiquées cette semaine par l’Institut médico-légal de Bordeaux ont permis de retrouver des traumatismes multiples sur deux des corps et des projectiles d'arme à feu concernant les deux autres corps", a indiqué le parquet précisant que "deux armes de type kalachnikov, un fusil 22 long-rifle et des munitions" ont été découverts sur place. Des "analyses génétiques complémentaires" doivent toutefois être réalisées afin d'identifier formellement les quatre victimes.

Visiblement, selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, le père de famille était dépressif et se trouvait en arrêt maladie. Moniteur sportif dans le centre de détention voisin d'Eysses, il soupçonnait son épouse d’avoir des aventures extraconjugales.

Pour rappel, une trentaine de pompiers avaient été mobilisés pour éteindre l'incendie qui ravageait la maison familiale. Très vite, les enquêteurs avaient retrouvé deux bidons d'essence dans un hangar à proximité ainsi qu'un poêle à pétrole et avaient également découvert que, le jour du drame, les enfants ne s'étaient pas rendus à l'école du village où ils étaient scolarisés. Le parquet d'Agen avait alors expliqué, par le biais d'un communiqué, que l'origine accidentelle de l'incendie était "peu probable".

La piste privilégiée par les enquêteurs est celle d’un drame familial.

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