Le médecin radié de l'Ordre fabriquait des vaccins avec des matières fécales

Non conventionnel

Le médecin radié de l'Ordre fabriquait des vaccins avec des matières fécales

Publié le :

Vendredi 23 Mars 2018 - 10:08

Mise à jour :

Vendredi 23 Mars 2018 - 10:16
Un urologue de 80 ans a comparu devant un tribunal pour pratique illégale de la médecine. Il concevait notamment des vaccins à base de matières fécales.
© GEORGES GOBET / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il injectait à ses patients, sans aucune autorisation d'exercer, des vaccins de son cru qu'il fabriquait à partir de matières fécales. Un urologue de 80 ans a comparu lundi 19 devant tribunal de Rennes, comme le rapporte Ouest-France. L'homme devait répondre de pratique illégale de la médecine entre septembre 2011 et décembre 2015.

En 2006, le praticien qui dénonce les méthodes conventionnelles de la médecine a été radié par l'Ordre pour des pratiques jugées déjà douteuses. Il a malgré tout continué à exercer en se prétendant consultant. La justice lui reproche justement d'avoir continué à recevoir des patients et à administrer des soins en dehors de tout cadre. Ce que l'homme ne nie pas: "J'ai continué parce que des gens me suppliaient" affirme-t-il, assurant que ses patients savaient très bien qu'il avait été radié.

Fait le plus notable de sa pratique de la médecine: l'urologue était un adepte de "l'autovaccin", une pratique qui consiste à concevoir des vaccins en utilisant les matières fécales d'un patient et à les injecter diluées dans son organisme.  

Au moins une patiente a porté plainte ayant déclaré ignorer la manière dont été préparé le produit, ce que le médecin dément formellement.

Voir aussi: Nouveau carnet de santé: onze vaccins et pas de télé avant 3 ans

La défense a joué la carte de la conviction d'un homme "en révolte contre une certaine pratique de la médecine", rappelant au passage que "des médecins ont prescrit le Médiator comme coupe-faim, et pourtant on ne leur demande pas de comptes!".

Le procureur a requis contre l'octogénaire 5.000 euros d'amende et une interdiction professionnelle définitive. Verdict le 3 avril.

Les vaccins étaient conçus avec des matières fécales.

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