Paris: la gale se répand parmi les migrants face à l'impossibilité de les soigner efficacement

Paris: la gale se répand parmi les migrants face à l'impossibilité de les soigner efficacement

Publié le :

Dimanche 11 Juin 2017 - 14:40

Mise à jour :

Dimanche 11 Juin 2017 - 14:40
Les ONG prenant en charge les migrants s'inquiètent de la rapide expansion de la gale. Cette maladie de peau, pourtant soignable, prolifère à cause de la misère et la promiscuité dans laquelle vivent les populations réfugiées.
© PHILIPPE LOPEZ / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les ONG qui ont pour mission d'apporter une assistance aux migrants alertent les autorités sur le retour d'une maladie qui, si elle est guérissable, en dit long sur la situation de détresse de ces populations: la gale est en pleine explosion chez les réfugiés qui sont basés à Paris.

Le service de santé du centre d'accueil de la porte de la Chapelle, au nord de la capitale, a recensé 157 cas de la maladie de peau depuis novembre 2016 parmi les migrants accueillis dans les murs de l'établissement. Pour ceux qui dorment ailleurs, le plus souvent dans la rue, 164 autres cas ont été détectés.

Les médecins exerçant dans les points d'accueil dédiés aux migrants expliquent que la gale représente maintenant une consultation sur trois, la maladie se répandant de plus en plus vite. Et malgré la possibilité d'un traitement, toutes les conditions sont réunEies pour que la pathologie continue de se répandre. La gale se transmet en effet par contact cutané entre une peau malade et une peau saine, ou, par exemple, en partageant les draps d'une personne infectée.

La promiscuité dans laquelle les migrants vivent, de même que leur mobilité permanente empêchent une prise en charge efficace. Traiter la gale nécessite en effet deux cures de médicaments à huit jours d'intervalle. Une contrainte difficile à appliquer sur des populations qui se voient imposer un mode de vie instable.

La gale peut avoir des conséquences graves si elle n'est pas soignée. Les démangeaisons incessantes peuvent déboucher sur des infections de la peau, aggravée par une hygiène des mains insuffisante. Enfin, l'incapacité à sortir de la rue end le problème insoluble, un migrant parvenant à se guérir n'ayant d'autre choix que de revenir dans un environnement où il risque de nouveau de contracter la maladie.

La promiscuité et la difficulté d'accéder à l'hygiène de base accentue l'expansion de la gale.


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