Refus de vacciner leur bébé: les parents relaxés

Refus de vacciner leur bébé: les parents relaxés

Publié le :

Mardi 10 Novembre 2015 - 17:02

Mise à jour :

Mardi 10 Novembre 2015 - 17:09
©Rex/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les parents qui refusaient de faire vacciner leur bébé contre la DT-Polio ont été relaxés par le tribunal de Strasbourg lundi. Les juges ont considéré que l'infraction n'était pas constituée.

Tout s'est joué à quelques mois. Le couple qui refusait de faire vacciner son enfant avec le DT-Polio a été relaxé par le tribunal correctionnel de Strasbourg, lundi 9. Les juges ont estimé que l'infraction n'était pas constituée au moment des faits puisque le bébé était alors âgé de 14 mois, tandis que la loi impose la vaccination avec ce produit au plus tard à 18 mois.

Tout a commencé au mois de mai, lorsque les parents ont emmené leur enfant au centre de vaccination international de Strasbourg pour le protéger contre la fièvre jaune car la mère, militaire, était affectée au Gabon. Le médecin qu'ils ont consulté a toutefois refusé lorsqu'il a constaté que le petit garçon n'était pas vacciné contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DT-Polio).

Pour se justifier le père, seul au procès car la mère est au Gabon et n'a pas eu de permission, a expliqué que le seul vaccin contre la DT-Polio disponible sur le marché est un produit hexavalent, c'est à dire conçu pour protéger contre six maladies. Parmi celles-ci, outre les trois contre lesquelles il est obligatoire de protéger les enfants, l'hépatite B. Or la vaccination contre cette affection n'est pas exigée et est très controversée.

"Il n'y a pas d'étude sur le long terme sur les effets de la vaccination", a ainsi avancé le père, disant vouloir "défendre (son) enfant". Le président du Comité technique des vaccinations Daniel Floret, cité par Santé magazine, a estimé que "la situation actuelle est intenable: il y  a une vaccination obligatoire contre trois maladies, mais en pratique il est extrêmement difficile de ne recevoir que ces vaccins".

Un débat que n'a pas tranché le tribunal de Strasbourg, qui a considéré qu'il n'y avait tout simplement pas d'infraction. Les parents avaient ainsi encore plusieurs mois avant la date limite légale pour faire vacciner leur bébé, et ont été relaxés.

 

"Il n'y a pas d'étude sur le long terme sur les effets de la vaccination", a avancé le père du bébé.


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