Un chirurgien s'amusait à graver ses initiales sur le foie de ses patients

Au laser

Un chirurgien s'amusait à graver ses initiales sur le foie de ses patients

Publié le :

Jeudi 14 Décembre 2017 - 11:43

Mise à jour :

Jeudi 14 Décembre 2017 - 12:00
Devant les juges de la cours de Birmingham (Grande-Bretagne), un chirurgien de 53 ans a reconnu avoir gravé ses initiales au laser sur le foie de deux de ses patients au cours de sa carrière. Pour "signer" son travail, il a expliqué avoir utilisé un laser à gaz argon.
©US Navy
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il s'est senti l'âme d'un artiste et a voulu signer son œuvre. Devant les juges de la cours de Birmingham (Grande-Bretagne), un chirurgien de 53 ans a reconnu avoir gravé ses initiales au laser sur le foie de deux de ses patients au cours de sa carrière. Pour "signer" son travail, il a expliqué avoir utilisé un laser à gaz argon, utilisé habituellement pour mettre un terme aux saignements.

Pendant longtemps, personne ne savait ou n'a révélé ce qu'il faisait en douce. Seulement voilà: l'un de ses patients a dû repasser sur le billard quelques mois plus tard, une opération pendant laquelle le nouveau chirurgien a découvert "l'œuvre" de son prédécesseur: les lettres "SB" étaient inscrites sur son foie. Une gravure pour laquelle le chirurgien n'avait pas le consentement de ses patients.

Pour le procureur, Tony, Badenoch, ces actes étaient "délibérés et conscients". "Le fait pour le Dr Bramhall de graver ses initiales sur le foie d'un patient n'était pas un incident isolé, mais un acte répété à deux occasions, nécessitant compétence et concentration", a-t-il expliqué précisant que cela "a été fait en présence de collègues".

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Durant l'audience, il a également estimé que cette affaire était "hors du commun et complexe" et "sans précédent légal dans le droit pénal". "Le plaidoyer de culpabilité vaut acceptation que ce qu'il a fait n'était pas seulement contraire à l'éthique, mais aussi répréhensible sur le plan pénal", a-t-il ajouté.

En attendant le verdict prévu le 12 janvier prochain, le praticien a obtenu d’être maintenu en liberté sans caution. Il a plaidé coupable de deux chefs d'inculpation, pour coups et blessures. 

Un chirurgien est jugé pour avoir gravé ses initiales sur le foie de plusieurs patients.

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