ZAD de Notre-Dame-des-Landes: des fusées lancées en direction d'un hélicoptère (photo)

ZAD de Notre-Dame-des-Landes: des fusées lancées en direction d'un hélicoptère (photo)

Publié le :

Mardi 10 Avril 2018 - 10:37

Mise à jour :

Mardi 10 Avril 2018 - 10:57
© GUILLAUME SOUVANT / AFP
PARTAGER :

La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

De nouveaux heurts ont éclaté ce mardi matin entre les forces de l'ordre et les occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes qui entendent défendre leurs positions, au deuxième jour d'une opération massive destinée à les déloger.

Les affrontements se poursuivent ce mardi 10 au matin sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique. Ils opposent les gendarmes mobiles chargés de l'évacuation du lieu et de la destruction des infrastructures sur place aux occupants illégaux du site.

Aux grenades lacrymogènes des militaires, les activistes répondent par des jets de pierres, des cocktails molotov et des fusées. Ils refusent de quitter les lieux.

Voir également - NDDL: nouveaux heurts au deuxième jour des expulsions

Les gendarmes mobiles ont fait reculer les zadistes sur 200 m sur la route des "fosses noires" au sud-ouest de la D281, dite "route des chicanes". La zone était survolée par un hélicoptère. Selon le ministère de l'Intérieur, plusieurs tirs de fusée ont été effectués en direction de l'hélicoptère de la gendarmerie. Mais sans l'atteindre.

Plusieurs clichés relayés sur Twitter par des journalistes présents sur place malgré l'opposition des deux camps montrent un véhicule blindé de la gendarmerie en feu, sans doute après avoir été touché par un projectile incendiaire.

Lire aussi - NDDL: aux "100 noms", l'évacuation des zadistes du toit d'un hangar

Au premier jour, lundi 9, l'intervention s'est concentrée sur les abords de la D281. Les gendarmes ont notamment expulsé les occupants du squat des "100 noms". L'Acipa, principale association d'opposants à l'ex-projet d'aéroport, et plutôt modérée, a parlé de "ligne rouge franchie" après la destruction des "100 noms", lieu de vie qui "portait un vrai projet agricole, un projet solide et pérenne". Ils ont appelé leurs soutiens à "venir en nombre" protester mardi sur la ZAD.

L'opération de grande ampleur lancée lundi matin prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation en déclarant de nouveaux projets agricoles individuels. La quasi-totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.

 

De nouveaux heurts ont éclaté mardi matin entre les forces de l'ordre et les occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dames-des-Landes.

Commentaires

-