Boire (un peu) d’alcool aiderait à parler une autre langue

Boire (un peu) d’alcool aiderait à parler une autre langue

Publié le :

Samedi 21 Octobre 2017 - 12:44

Mise à jour :

Samedi 21 Octobre 2017 - 12:49
©Daniel70ml/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Selon une étude dévoilée mercredi, boire environ deux verres d’alcool permettrait d’améliorer ses capacités dans une langue étrangère. Mais les scientifiques ne savent pas encore si cet effet est d’origine biologique ou psychologique.

C’est bien connu, plus on boit d’alcool, plus on est beau, riche, fort et intelligent, du moins de son propre point de vue. Une autre sensation est également souvent décrite, l’idée d’être parfaitement capable d’entretenir une conversation dans une autre langue. Et cette dernière se baserait sur une réalité scientifique, selon une étude publiée mercredi 18 dans la revue Journal of Psychopharmacology.

Inutile et même contre-productif cependant de se saouler pour devenir polyglotte. En effet, la règle serait la même que pour prendre le volant: ne pas dépasser deux verres. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont sollicité 50 étudiants de l’université de Maastricht (Pays-Bas), mais dont la langue natale était l’Allemand. La moitié d’entre eux a bu un verre d’eau, l’autre moitié l’équivalent de deux verres en fonction de leur poids, puis tous ont du s’entretenir deux minutes avec un Néerlandais.

Ces-derniers on jugé que les interlocuteurs qui avaient bu parlaient mieux leur langue, notamment en ce qui concerne la prononciation. La preuve que l’alcool rend meilleur en langue? Pas encore selon l’équipe scientifique à l’origine de l’étude, car celle-ci relève uniquement de l’observation. L’alcool pourrait avoir un impact biologique, mais il est également possible qu’il s’agisse d’un simple effet psychologique. Se sentant en confiance après deux verres, le sujet pourrait améliorer sa prononciation. Il faudra donc de nouvelles études, cette fois-ci intégrant un placebo à l’alcool, pour étudier plus précisément ces effets.

L’excuse de l’intérêt pour les langues étrangères reste donc encore assez faiblarde pour prendre un verre ou deux. Et de précédentes études avaient déjà mis en évidence qu’au-delà d’une dose raisonnable, l’alcool diminue la capacité à parler correctement, dans sa langue ou dans une autre. 

Les sujets qui avaient bu deux verres d'alcool ont été jugés meilleurs en langue par leurs interlocuteurs.


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