Cancer du sein: un test sanguin pourrait prédire l'apparition de la maladie

Cancer du sein: un test sanguin pourrait prédire l'apparition de la maladie

Publié le 21/04/2015 à 16:45 - Mise à jour à 16:56
©Bebert Bruno/Sipa
PARTAGER :

Auteur(s): Pierre Plottu

-A +A

Des chercheurs danois ont mis au point un test sanguin permettant de prédire avec précision l'apparition, sous deux à cinq ans, du cancer du sein. Leur méthode serait même plus efficace que la mammographie.

Dépister, et même prédire, le cancer du sein, c'est possible. C'est en tout cas ce qu'avancent des chercheurs danois qui ont mis au point un test sanguin permettant de prévoir de manière fiable l'apparition de la maladie, révèlent leurs travaux publiés récemment dans la revue scientifique Metabolomics. Cette nouvelle technique pourrait même être plus efficace que la mammographie.

"La méthode est meilleure que la mammographie, qui pourrait être utilisée uniquement lorsque la maladie est déjà déclarée. Elle n’est pas parfaite mais c’est vraiment incroyable de pouvoir prédire le risque de développer un cancer du sein dans le futur", affirme Rasmus Bro, auteur de l’étude et professeur de chimie à l’université de Copenhague. Ainsi, l'équipe danoise revendique dans son étude rétrospective plus de 80% de réussite dans la prédiction de la survenue d'un cancer du sein de deux à cinq ans après un premier examen. C'est bien mieux que la mammographie, qui n'atteint les 75% que lorsqu'une tumeur, cancéreuse ou non, existe déjà.

Pour mettre au point leur méthode, les scientifiques ont étudié les molécules présentes dans les cellules de 800 femmes dont la moitié a développé un cancer du sein dans les deux à sept ans après un premier examen et l'autre non. Grâce à la résonance magnétique nucléaire (RMN) et à des tests sanguins, ils ont pu dresser un profil-type à risque à partir de 129 variables. Des données qu'ils ont également croisées une cinquantaine d'autres facteurs, comme les antécédents familiaux, le mode de vie, etc.

"C'est le tableau complet de tous les éléments qui apporte des informations fiables. Un seul élément isolé n'apporte rien", souligne ainsi le professeur Lars Dragsted, un autre auteur de l'étude. Les chercheurs danois préviennent enfin eux-mêmes que si leurs résultats sont concluants et encourageants, ils doivent encore être confirmés par des essais à plus grande échelle.

 

 

Auteur(s): Pierre Plottu


PARTAGER CET ARTICLE :


S'ils sont encourageants, les travaux des chercheurs danois doivent encore être confirmés grâce à des essais à plus grande échelle.

Annonces immobilières

Fil d'actualités Société




Commentaires

-