Obésité: découverte de deux protéines capables de brûler les graisses

Obésité: découverte de deux protéines capables de brûler les graisses

Publié le :

Mercredi 31 Août 2016 - 17:10

Mise à jour :

Mercredi 31 Août 2016 - 17:25
©Tony Alter/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Des scientifiques américains ont découvert deux nouvelles protéines capables de brûler les graisses. A terme, ils souhaiteraient s'en servir pour développer un traitement contre l'obésité et le diabète de type 2.

Voilà qui pourrait permettre de développer un traitement contre l'obésité et le diabète de type 2. D'après une étude parue mercredi 24 dans la revue scientifique Nature, des chercheurs américains ont découvert deux nouvelles protéines capables de brûler les graisses.

Chez les personnes en surpoids, l'excès de graisse peut s'accumuler dans des tissus qui ne sont pas spécialisés pour le stocker comme le coeur ou le foie. Cette accumulation risque alors d'entrainer un dysfonctionnement des organes, provoquant un diabète de type 2 explique le Dr Perry Bickel, professeur de médecine interne et du chef département d'endocrinologie à l'Université du Texas Southwestern qui a réalisé l'étude.

En quête d'une molécule capable de détruire le gras pour éliminer les surplus, les chercheurs de l'Université du Texas Southwestern se sont intéressés aux athlètes pratiquant les sports d'endurance,  qui stockent des graisses dans leurs muscles sans présenter de surpoids. Au contraire, la graisse engrangée leur donne l'énergie nécessaire à leur effort physique. Chez les sportifs observés, ils ont détecté un taux très élevé de Périlipine 5, une protéine jusque là inconnue située à la surface des gouttelettes de graisse dans les cellules. Ils en ont déduit qu'elle était capable de répartir la graisse de façon efficace et saine et ont décidé de reproduire le phénomène en laboratoire. Ils ont alors observé que, pour déstocker les lipides, la Périlipine 5 libérait une autre protéine, baptisée PGC-1α.

A terme, les chercheurs souhaiteraient donc développer un médicament déclenchant les mêmes phénomènes contre l'obésité et le diabète de type 2. Avant d'en arriver là, ils doivent toutefois en apprendre davantage sur le fonctionnement de la Périlipine 5 et de PGC-1α. Des tests sont actuellement en cours sur des souris. Reste à savoir si ces protéines pourront également limiter les autres conséquences de l'obésité, note BFM. En effet, outre le diabète de type 2, le surpoids est susceptible d'entrainer de l'hypertension artérielle, des atteintes cardiovasculaires ou des maladies articulaires telles que l'arthrose.

 

Chez les personnes en surpoids, l'excès de graisse peut s'accumuler dans des tissus qui ne sont pas spécialisés pour le stocker comme le coeur ou le foie.


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