Octobre rose: le tatouage sur les seins, un remède pour les survivantes du cancer (photos)

Octobre rose: le tatouage sur les seins, un remède pour les survivantes du cancer (photos)

Publié le :

Lundi 09 Octobre 2017 - 11:45

Mise à jour :

Lundi 09 Octobre 2017 - 12:06
A l'occasion d'Octobre rose, la campagne annuelle contre le cancer du sein, de nombreuses femmes ont posté sur les réseaux sociaux des photos de leur poitrine tatouée. Pour elles, il s'agit d'un moyen pour se réapproprier leurs corps.
© JOEL SAGET / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Comme tous les ans depuis plus de 20 ans, le mois d'octobre est rose, une couleur dédiée à la campagne d'information sur le cancer du sein. Cet évènement, qui se déroule simultanément dans 27 pays, est l'occasion d'informer d'avantage le public, de récolter des fonds pour la recherche mais aussi de permettre à des milliers de personnes de revenir sur leur combat et leur expérience.

C'est notamment le cas de dizaines de femmes qui postent depuis plusieurs jours sur Twitter et Instagram des photos de leurs seins après leur mastectomie. Dessus, elles affichent fièrement leur poitrine tatouée, des clichés que l'on peut retrouver avec le hashtag #InkedForACause ("tatouée pour une raison") sur les réseaux sociaux. Pour ces femmes, qui doivent passer par cette épreuve pour guérir, le tatouage est un moyen de reprendre le contrôle de leur corps mais surtout de garder leur part de féminité qui s'est envolée suite à l'opération.

 

Consciente de l'importance de cette reconstruction, une Bordelaise a donc décidé de créer une association, baptisée "Sœurs d'encre", qui accompagne les survivantes dans cette démarche. "Après leur opération, beaucoup de ces femmes continuent de souffrir", explique Nathalie Kaïd. "Certaines ne veulent même plus se regarder dans un miroir, c’est difficile pour elles, et difficile dans leur couple", a-t-elle expliqué à 20 Minutes. Et d'ajouter: "Le tatouage peut s’avérer salvateur, certaines m’ont dit qu’il les avait amenées au bout de leur guérison".

Selon les chiffres rapportés par l'association "Le cancer du sein, parlons-en!", une femme sur huit  risque de développer cette maladie au cours de sa vie. Premier cancer féminin, il tue chaque année plus de 11.500 femmes en France. C'est pourquoi, l'association rappelle que la prévention et le dépistage restent les meilleurs moyens de lutter contre la maladie. Ainsi, il est recommandé tous les deux ans à partir de 50 ans.

Premier cancer féminin, le cancer du sein tue chaque année plus de 11.500 femmes en France


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