Le tir de Soyouz reporté une troisième fois

Le tir de Soyouz reporté une troisième fois

Publié le :

Lundi 25 Avril 2016 - 15:39

Mise à jour :

Lundi 25 Avril 2016 - 16:11
©Benoît Tessier/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le tir du lanceur russe Soyouz, initialement prévu vendredi dernier et déjà reporté deux fois, a à nouveau été repoussé à ce lundi. Le lanceur doit mettre en orbite le satellite européen Sentinel 1-B et le microsatellite français Microscope. Ce dernier doit vérifier le principe "d'équivalence" avancé par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité.

Nouveau retard. Le tir du lanceur russe Soyouz, prévu à l'origine pour vendredi 22 de Guyane française et reporté à deux reprises à cause des conditions météorologiques, a encore une fois été repoussé en raison d'une panne de sa centrale inertielle. Le décollage devrait donc avoir lieu depuis la base de lancement de Kourou ce lundi à 18h02 locale (23h02, heure de Paris), a annoncé la société Arianespace.

Soyouz doit lancer le satellite européen Sentinel 1-B, frère jumeau de Sentinel-1A lancé il y a deux ans, dédié au programme conjoint Copernicus de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Union européenne pour la surveillance de l'environnement. Tous deux équipés d'un radar sophistiqué, ces satellites fourniront des images de la surface de la Terre jour et nuit et quelles que soient les conditions météorologiques, le but étant notamment de prévenir les catastrophes naturelles.  

Le lanceur doit également mettre en orbite le microsatellite français Microscope et 3 Cube-Sats, des nano-satellites créés par des étudiants européens pour le programme "Fly Your Satellite" de l'ESA.Microscope (MICROSatellite à traînée Compensée pour l'Observation du Principe d'Équivalence) a pour but de vérifier le principe d'"équivalence" entre gravitation et accélération avancé par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité. Le satellite a ainsi été conçu pour reproduire les conditions d'une chute de deux objets de masses différentes situés en son sein. Sa mise en orbite doit permettre de recréer cette chute sans fin et livrer des données allant jusqu'à 15 chiffres après la virgule.

Si ces données montrent des différences de vitesses, la relativité générale perdra ses fondements. Mais si aucune différence n'est constatée, cela ne démontrera pas le principe d'équivalence, seulement qu'il s'applique encore à un tel degré de précision.

 

Le lancement des satellites devrait avoir lieu ce lundi de Kourou, en Guyane française.

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