La Bourse de Paris finit revigorée par l'emploi américain

La Bourse de Paris finit revigorée par l'emploi américain

Publié le :

Dimanche 04 Mars 2018 - 17:42

Mise à jour :

Vendredi 09 Mars 2018 - 17:52
© SAUL LOEB / AFP/Archives
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Par AFP - Washington

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La Bourse de Paris a terminé la semaine dans le vert (+0,39%) vendredi, profitant de la bonne dynamique de Wall Street après un rapport sur l'emploi américain ayant éloigné les craintes d'un resserrement monétaire trop rapide.

L'indice CAC 40 a gagné 20,30 points à 5.274,40 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,2 milliards d'euros. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,28%.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a progressé de 2,68%. Ses pertes depuis le 1er janvier atteignent 0,72%.

Après une ouverture à l'équilibre, la cote parisienne a maintenu cette tendance frileuse la majeure partie de la séance, avant de s'installer franchement en territoire positif dans le sillage des chiffres américains sur l'emploi, point d'orgue de la semaine.

Les créations d'emplois ont bondi aux Etats-Unis en février à leur plus haut niveau en un an et demi (313.000), dépassant largement les prévisions des analystes, tandis que le taux de chômage est resté stable à 4,1%.

En revanche, la hausse du salaire horaire pour le mois, soit l'élément clé pour les anticipations d'inflation et de politique monétaire, n'est que de 0,15%, ce qui porte à seulement 2,6% l'augmentation annuelle, à peine au-dessus de l'inflation.

"Pour la Réserve fédérale américaine (Fed), c'est le meilleur scénario dans la mesure où il n'y a pas d'urgence du coup à remonter les taux d'intérêt, ce que le marché a bien compris, saluant (ces chiffres) par une hausse", a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Ainsi "les grosses craintes que les marchés avaient gardé en tête depuis le dernier rapport sur l'emploi, qui avait vu une forte hausse des salaires, ont été pour l'instant mises sous couvert", a-t-il complété.

En outre, même si les investisseurs restaient prudents après la décision de Donald Trump d'imposer des taxes douanières sur les importations d'acier et d'aluminium, ils étaient quelque peu soulagés de signes d'assouplissement jeudi de la position du président américain.

- Des inquiétudes bien digérées -

"Donald Trump avait laissé planer le fait que ces mesures pourraient être globales et généralisées mais finalement, il fait du +sur mesure+ avec des exemptions" pour certains pays, notamment le Canada et le Mexique, complète-t-il.

Par ailleurs, selon le spécialiste, rien de nouveau n'a émergé sur le front politique italien.

Au fond, "les grosses craintes de la semaine ont été plutôt bien encaissées par le marché", a résumé M. Baradez, d'autant que la BCE (Banque centrale européenne) a conservé un discours accommodant jeudi malgré un communiqué "un peu plus agressif".

Pour ce qui est des autres indicateurs de la séance, la France et l'Allemagne ont publié dans la matinée leur production industrielle, en repli de respectivement 2% et de 0,1%. Au Royaume-Uni, elle a, à l'inverse, rebondi de 1,3% en janvier sur un mois.

Sur le front des valeurs, Arcelormittal a perdu 0,64% à 26,39 euros après l'annonce par Donald Trump de taxes de 25% sur les importations d'acier.

TF1 a pris à l'inverse 2,34% à 11,82 euros tandis qu'Orange a progressé de 0,71% à 14,22 euros, les deux groupes ayant conclu un accord sur la diffusion des chaînes du groupe de télévision sur les box de l'opérateur.

Lagardère a chuté de 7,32% à 22,30 euros, les investisseurs n'appréciant guère l'annonce de prévisions prudentes pour 2018.

Spie s'est enfoncé de son côté de 6,26% à 20,06 euros, pénalisé par la publication d'un recul de 40% du bénéfice net du groupe de services pour l'énergie et les communications, sous l'effet de coûts de restructuration.

CGG a gagné en revanche 4,73% à 1,55 euro, en raison de prévisions 2018 meilleures que prévu.

Veolia s'est apprécié de 0,64% à 19,78 euros. Le groupe a porté son différend avec le Gabon devant une instance de conciliation dépendant de la Banque mondiale.

De g. à d. : le président des Etats-Unis Donald Trump, le vice-président Mike Pence, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross et le conseiller économique du président Peter Navarro, à


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