Il faudra 10 à 15 ans pour restaurer Notre-Dame

Il faudra 10 à 15 ans pour restaurer Notre-Dame

Publié le :

Mardi 16 Avril 2019 - 18:07

Mise à jour :

Mardi 16 Avril 2019 - 18:08
© ERIC PIERMONT / AFP
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Par AFP - Paris

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Il faudra dix à quinze ans et des centaines de millions d'euros pour restaurer Notre-Dame de Paris après l'incendie qui l'a dévastée lundi soir, a estimé mardi la fédération du bâtiment spécialisée dans les monuments historiques.

"Une restauration entre dix et quinze ans me semble raisonnable", a avancé lors d'une conférence de presse Frédéric Létoffé, l'un des deux présidents du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH).

Cette organisation comprend quelque 200 entreprises dont Le Bras Frères, celle qui gérait le gros de la rénovation de la flèche d'où est parti le feu.

M. Létoffé a jugé "irréalistes" les propos de Jack Lang, ancien ministre de la Culture, qui a estimé plus tôt mardi qu'il fallait se donner un "délai court" et qu'il était possible de reconstruire en trois ans la cathédrale.

"Avant de restaurer, il va falloir mettre en sécurité le site et ça va demander énormément de travail", a souligné M. Létoffé, évoquant notamment la mise en place d'un parapluie destiné à protéger la cathédrale des intempéries, alors qu'elle a déjà reçu d'importantes quantités d'eau pour éteindre le feu.

Il a aussi souligné que le chantier nécessiterait "un étalement des tâches" entre les différents corps de métiers, la reconstruction de la charpente ne pouvant intervenir qu'à la fin.

Le président du GMH a toutefois admis que ce délai de dix à quinze ans était moindre que les trente jusqu'alors alloués à la rénovation de la cathédrale.

Il explique ce raccourcissement par "l'élan mondial que l'on a et l'argent qui arrive", les promesses de dons atteignant pour l'heure au moins 750 millions d'euros, alors que le chantier initial devait s'étaler dans le temps pour des raisons de financement.

L'organisation reste prudente sur l'estimation du coût du chantier à venir, de même que sa fédération de tutelle, la grande Fédération française du bâtiment (FFB).

"Il faut laisser faire les études et les estimations (...) mais on peut parler de plusieurs centaines de millions d'euros", a jugé Jacques Chanut, président de la FFB.

Frédéric Létoffé, l'un des deux présidents du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH), donne une conférence de presse à Paris au lendemain de l'in

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