VTC/taxis: lancement de Wulo, application qui veut mieux rémunérer les chauffeurs

VTC/taxis: lancement de Wulo, application qui veut mieux rémunérer les chauffeurs

Publié le :

Mardi 09 Janvier 2018 - 11:43

Mise à jour :

Mardi 09 Janvier 2018 - 11:44
© JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives
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Auteur(s) : Par AFP - Paris

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Wulo, nouvelle application de réservation de VTC et de taxis lancée mardi, veut se faire une place dans un secteur déjà dominé par des acteurs bien implantés, avec une solution ayant pour objectif de mieux rémunérer les chauffeurs.

Cette plateforme, qui permet à l'utilisateur de choisir d'effectuer son trajet en VTC ou en taxi, n'impose pas d'abonnement aux chauffeurs et ne prélève aucune commission, leur permettant ainsi de toucher l'intégralité du prix de la course.

Elle est portée par une association, United Drivers, présidée par Manfred Touron, à l'origine du projet. Cet ingénieur informatique, qui a rassemblé une équipe d'une douzaine de bénévoles, a opté pour une forme associative afin de "prouver" qu'il s'agit d'un projet "désintéressé".

Quelques initiatives associatives du même genre ont déjà vu le jour en France ces dernières années, sans toutefois prendre de l'ampleur.

Concernant les tarifs pratiqués, "on est aligné sur les moins chers, aujourd'hui c'est Taxify", a déclaré à l'AFP M. Touron, qui souhaiterait que les prix soit décidés par la suite par la communauté de chauffeurs et d'utilisateurs.

Pour lancer Wulo, il n'y aura ni budget marketing, ni code promotionnel pour les clients: l'équipe parie essentiellement sur le bouche-à-oreille. Elle ambitionne de séduire d'ici un an "une majorité" de chauffeurs, soit plusieurs dizaines de milliers.

Si le projet prend de l'ampleur, M. Touron envisage différentes pistes pour financer son fonctionnement (collecte de dons, mise en place d'une commission, participation des chauffeurs aux fonctions supports, etc.)

Il compte sur l'aspect éthique de sa plateforme pour séduire les utilisateurs déjà habitués aux applications des grands acteurs du secteurs, comme Uber et Chauffeur-Privé.

Les groupes de VTC se sont multipliés en France depuis le début des années 2010, mais le cadre réglementaire s'est récemment durci avec avec notamment l'entrée en vigueur le 1er janvier de dispositions de la loi Grandguillaume, qui impose aux chauffeurs de détenir une carte professionnelle VTC pour exercer et ferme la porte aux chauffeurs de statut "Loti" (transport collectif).

Le secteur du VTC fait également face à des mouvements sociaux des chauffeurs sur leurs conditions de travail.

Face à cette situation, le ministère des Transports a annoncé début décembre le lancement d'une mission de "réflexion" sur la régulation du secteur. Menée jusqu'au mois de mars, elle portera principalement sur la régulation du temps de conduite et la mise en place d'un tarif minimum.

Auteur(s) : Par AFP - Paris

Des manifestants prennent part à un rassemblement pour protester contre les conditions de travail des VTC, place de la Bastille à Paris, le 16 janvier 2017

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