Violences policières: Le Gendre (LREM) invite à ne pas tomber dans "la caricature"

Violences policières: Le Gendre (LREM) invite à ne pas tomber dans "la caricature"

Publié le :

Lundi 21 Janvier 2019 - 10:49

Mise à jour :

Lundi 21 Janvier 2019 - 10:50
© ludovic MARIN / POOL/AFP/Archives
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Par AFP - Paris

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Le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre a invité lundi à ne pas "sombr(er) dans la caricature concernant les violences policières" contre les "gilets jaunes", estimant que les forces de l'ordre ont réussi "au maximum à limiter les victimes humaines" dans des "conditions inouïes".

"Oui, il y a eu des blessures très graves" lors des manifestations, et les violences "ont été dénoncées quand il y avait des excès, mais ne sombrons pas dans la caricature", a déclaré le député de Paris sur France Inter.

"Il faut à l'évidence, face au degré de violences, face à la violence déployée par les casseurs, que les policiers puissent se défendre. Moi je salue le travail des policiers, parce que dans des conditions inouïes, et d'une certaine manière inédite, avec un degré de violence, une répétition, une intensité, nous avons réussi au maximum à limiter les victimes humaines", a-t-il estimé.

"Quand vous voulez empêcher des personnes qui sont prêtes à tout pour détruire, éventuellement blesser et le cas échant tuer... Il y a eu dix morts tout de même, dix morts (...) en marge des manifestations (pour la plupart lors d'accidents à des barrages, NDLR) il aurait pu y en avoir beaucoup plus si les forces de l'ordre n'avaient pas mené une politique aussi bien ciblée et aussi bien conduite", a-t-il souligné.

"Quand on crée des situations de tension et de violence comme ça, on ne s'en sort pas uniquement par des bonnes paroles", a conclu M. Le Gendre.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé jeudi la suspension des lanceurs de balle de défense en raison de leur "dangerosité". Le même jour, une cinquantaine de représentants politiques et intellectuels de gauche ont appelé à "abandonner toutes les armes dont l'utilisation conduit à des mutilations ou à des morts", dénonçant une "maladie sécuritaire", dans une tribune publiée dans Le Monde.

Alors que le gouvernement ne donne aucun chiffre global des manifestants blessés par LBD, le collectif militant "Désarmons-les" et le journaliste indépendant David Dufresne ont recensé près d'une centaine de blessés graves, en grande majorité par des tirs de LBD, dont une quinzaine qui ont perdu un œil, depuis le début de la contestation des "gilets jaunes" en novembre.

Gilles Le Gendre, patron des députés La République en Marche (LREM), le 19 septembre 2018 à Paris

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