Décès du garçonnet malade dont la mère yéménite a été autorisée à entrer aux Etats-Unis

Décès du garçonnet malade dont la mère yéménite a été autorisée à entrer aux Etats-Unis

Publié le :

Samedi 29 Décembre 2018 - 17:44

Mise à jour :

Samedi 29 Décembre 2018 - 17:46
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Par AFP - San Francisco

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Un garçonnet dont la mère yéménite avait été exceptionnellement autorisée à venir aux Etats-Unis il y a dix jours, malgré un décret migratoire très contesté, est décédé, a annoncé samedi le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR).

Abdullah Hassan, âgé de deux ans et citoyen américain par son père, souffrait d'une maladie génétique rare en phase terminale. Il est mort vendredi dans un hôpital d'Oakland, en Californie.

Malgré l'hospitalisation de son fils, sa mère, Shaima Swileh, avait essuyé plusieurs refus de visa à cause du décret migratoire signé par le président Donald Trump, qui interdit aux ressortissants de six pays dont le Yémen, pour la plupart à majorité musulmane, d'entrer aux Etats-Unis.

Les médias s'étaient emparés de cette affaire et après une supplique du père de l'enfant devant les caméras, l'ambassade des Etats-Unis au Caire avait fini par accorder une dérogation à Shaima Swileh, arrivée le 19 décembre auprès de son fils mourant.

"Nous avons le coeur brisé, nous avons dû dire au revoir à notre bébé, la lumière de nos vies", a dit Ali Hassan, le père du petit garçon et époux de Shaima Swileh, cité dans un communiqué de CAIR, qui a aidé la famille dans ses démarches.

Les funérailles du petit garçon sont prévues samedi après-midi à Lodi, en Californie.

"Le courage de cette famille doit nous inciter à lutter contre les conséquences du décret de Donald Trump", a commenté l'avocat de CAIR, Saad Sweilem. "Dans sa courte vie, Abdullah a été une lumière qui nous a guidés dans notre combat contre la xénophobie et la séparation des familles".

Le milliardaire républicain a fait de la lutte contre l'immigration un des sujets phares de sa campagne électorale et une de ses priorités une fois à la Maison Blanche.

Une semaine après son entrée en fonction, il avait provoqué une onde de choc mondiale avec son décret migratoire, considéré par ses opposants comme une mesure "anti-musulmans".

Le texte a fait l'objet d'une longue bataille judiciaire, avant d'être validé - dans une version révisée - en janvier par la Cour suprême. Il ferme depuis les frontières américaines à environ 150 millions de ressortissants du Yémen, de Syrie, de Libye, d'Iran, de Somalie et de Corée du Nord.

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