Chasse: "Fière" d'avoir tué une girafe, elle l'a mangée et exhibe ses trophées (vidéo)

Chasse: "Fière" d'avoir tué une girafe, elle l'a mangée et exhibe ses trophées (vidéo)

Publié le :

Dimanche 09 Juin 2019 - 13:02

Mise à jour :

Dimanche 09 Juin 2019 - 13:09
©reelcamogirl/Instagram
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La rédaction de France-Soir

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Tess Thomson, chasseuse qui s'était attiré des menaces de mort après avoir posé avec la girafe qu'elle avait tuée, s'est exprimée vendredi 7 à la télévision américaine, défendant son point de vue et exhibant ses trophées.

Tess Thomson est devenue en 2018 le symbole d'une pratique légale mais décriée: la chasse visant des animaux exotiques et parfois menacés. Celle-ci choque d'autant plus les défenseurs des animaux que les chasseurs, souvent fortunés, qui participent à ces safaris posent régulièrement avec l'animal mort.

Après avoir abattu une girafe noire (qui n'est pas une espèce en elle-même mais une particularité génétique) en 2017, cette Américaine avait reçu insultes et même menaces de mort lorsque le cliché avait refait surface en 2018. Ce qui ne l'a pas empêché vendredi de défendre son point de vue, avec des arguments qui n'ont pas laissé indifférents. 

Voir: Une chasseuse abat une girafe noire et crée la polémique (photos)

"Les animaux sont sur Terre pour nous. Nous les récoltons, nous les mangeons", a-t-elle déclaré lors d'un reportage de CBS (en anglais ci-dessous). Elle a d'ailleurs affirmé avoir mangé une partie de la girafe en question et que celle-ci "était délicieuse". Loin d'avoir été décontenancée par les menaces, elle garde même un souvenir particulier de cette chasse, puisqu'elle s'est fait faire, entre autres trophées, un étui à fusil avec la peau de l'animal. Elle a expliqué ne recevoir que des compliments sur les coussins qu'elle a fait réaliser.

Les photos et vidéos de safaris de ce type font régulièrement polémique sur Internet, même si dans la grande majorité des cas, aucune infraction n'a été commise. Certains pays à faibles revenus, notamment en Afrique, proposent contre des sommes souvent très élevées à des chasseurs étrangers d'abattre des spécimens d'espèces parfois menacées, comme l'éléphant (la girafe est considérée comme "vulnérable"). Les autorités se justifient par le fait que ces sommes sont allouées à la protection de l'espèce, notamment pour la lutte contre le braconnage qui fait bien plus de victime que les safaris. 

Tess Thomson s'est ainsi dit "fière" d'être une chasseuse et d'avoir tué cette girafe car elle juge avoir"contribué à la préservation et au contrôle de la vie sauvage". Un argument qui risque de ne pas convaincre les défenseurs des animaux.

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La chasseuse qui avait tué une girafe noire en 2017 a expliqué l'avoir mangée.


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