Critique- "Rémi sans famille": Daniel Auteuil, saltimbanque au grand coeur (vidéo)

Critique- "Rémi sans famille": Daniel Auteuil, saltimbanque au grand coeur (vidéo)

Publié le :

Lundi 10 Décembre 2018 - 12:37

Mise à jour :

Mercredi 12 Décembre 2018 - 15:26
CRITIQUE – Nouvelle adaptation du roman "Sans famille" d’Hector Malot : le film "Rémi sans famille", qui sort ce mercredi, raconte l’histoire d’un orphelin recueilli par un vagabond interprété par Daniel Auteuil.
©Mars Films
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Jean-Michel Comte

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SORTIE CINÉ – Daniel Auteuil est un saltimbanque au grand cœur qui recueille un orphelin dans le film Rémi sans famille (ce mercredi 12 sur les écrans), nouvelle adaptation du célèbre roman Sans famille, d’Hector Malot, paru en 1878.

Dans la France de la fin du XIXe siècle, Rémi, abandonné à sa naissance devant une église, a été recueilli par un couple de paysans, les Barberin, chez qui il a vécu heureux pendant 10 ans. Mais la famille est pauvre et un jour Jérôme Barberin (Jonathan Zaccaï) décide de le confier à l’orphelinat, au grand désespoir de Mme Barberin (Ludivine Sagnier).

C’est alors qu’intervient un mystérieux vagabond, musicien et saltimbanque, du nom de Vitalis (Daniel Auteuil), qui propose au père adoptif de "louer" cet enfant pour quelques pièces. Marché conclu: le gamin part sur les routes de France avec son nouveau protecteur.

Celui-ci va lui apprendre à lire, va développer ses dons musicaux, va gagner sa vie en se produisant en spectacle et en jouant de plusieurs instruments simultanément avec son fidèle chien Capi et son petit singe Joli-Cœur. Surtout, Vitalis va protéger cet orphelin face aux obstacles de la vie et, un jour, lui révélera qu’il a un secret…

Le roman d’Hector Malot a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations au cinéma (dont un film de Marc Allégret en 1934) et à la télévision (dans les années 50 et 80, et sous la forme de dessins animés japonais dans les années 70 et 90). Ici c’est le réalisateur français Antoine Blossier qui signe cette nouvelle version, son troisième film après La traque (2011), un thriller d’horreur à la campagne, et À toute épreuve (2014), une comédie pour ados passant le bac.

Il a pris quelques largesses avec l’histoire originale. "La grande liberté que j’ai prise, c’est celle-là: avoir doté Rémi de cette voix extraordinaire qui va définir tout le reste de sa vie. Quand il chante, il est touché par la grâce! Il ne possède pas à ce point ce talent chez Hector Malot", dit-il.

Plus généralement, il a voulu insister sur "des thèmes auxquels je suis attaché –la transmission, l’accomplissement de soi, le dépassement…" Pour cela il y a beaucoup de personnages secondaires et une histoire pleine de rebondissements, notamment une rencontre avec une petite fille riche en fauteuil roulant qui vit avec sa mère (Virginie Ledoyen) sur une péniche, une attaque de loups dans la forêt, des gendarmes qui mettent Vitalis en prison.

Et du suspense: la première partie se déroule sur les routes et dans les campagnes de France (le tournage a eu lieu en Occitanie, dans l’Aubrac et le Tarn), puis la seconde, plus dramatique, se situe en Angleterre (avec un manoir mystérieux et une spectaculaire scène de tempête de neige).

Lire les critiques:

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> Belle et Sébastien-3: Clovis Cornillac très méchant dans le dernier chapitre

C’est le jeune Maleaume Paquin qui interprète Rémi, aux côtés d’un Daniel Auteuil qui cabotine un peu mais est rassurant. Le film, familial et simple, à la réalisation sans surprise, fait penser aux Jean de Florette et Manon des sources d’il y a une trentaine d’années, aux Choristes, ou plus récemment aux trois Belle et Sébastien ou à L’école buissonnière, toutes ces histoires qui sentent bon la France rurale d’antan.

Aux côtés de Daniel Auteuil, c'est jeune acteur Maleaume Paquin qui interprète Rémi.


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