"UglyDolls": sauvez les jouets moches! (vidéo)

"UglyDolls": sauvez les jouets moches! (vidéo)

Publié le :

Lundi 08 Juillet 2019 - 08:42

Mise à jour :

Mardi 09 Juillet 2019 - 19:43
©Metropolitan Films
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Jean-Michel Comte

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CRITIQUE – Créées en 2001, les UglyDolls, poupées en peluche moches et rigolotes, font leur apparition au cinéma, ce mercredi. Elles portent aux enfants un message d'acceptation de l'autre et de tolérance à l'égard de tout ce qui n'entre pas dans les canons de la beauté.

SORTIE CINÉ – Les jouets moches sont des jouets comme les autres, qui méritent eux aussi d'être aimés par les enfants: c'est le message du dessin animé américain UglyDolls, éloge de la différence et de l'imperfection, qui sort ce mercredi 10 juillet sur les écrans français.

Les UglyDolls (poupées moches) sont des jouets avec un défaut de fabrication, qui ont été mis au rebut et vivent ensemble à Uglyville. Dans cette ville colorée et paisible où l'on accueille parfois de nouveaux venus, chacun espère chaque jour –mais sans grand espoir– être choisi par un enfant.

Moxy, une poupée en peluche rose avec deux grands yeux ronds, trois drôles de dents et une excroissance en forme de fleur sur la tête, a toujours le sourire et prend la vie avec optimisme, énergie et détermination. Un jour, elle décide de prendre en main son destin et d'aller chercher elle-même son enfant dans le Grand Monde.

Elle et quatre de ses amis s'engagent donc à l'envers dans le tunnel-tobogan par lequel ils sont tous arrivés, et découvrent avec surprise, de l'autre côté, un endroit inconnu: l'Institut de la Perfection. Là, les poupées traditionnelles sont sélectionnées et élevées pour répondre aux critères traditionnels de la beauté standardisée, sous la houlette dictatoriale et manipulatrice de Lou, une poupée masculine qui chante à ses groupies "Si tu veux que tout le monde t'aime, tu dois me ressembler". Bien sûr, Moxy et ses amis imparfaits ne sont pas accueillis à bras ouverts dans ce monde sans défauts…

"La beauté cachée des laids se voit sans délai", chantait Gainsbourg. C'est donc la revanche des jouets moches, comme c'est également le cas dans Toy Story-4 dont la vedette est Fourchette, une mini-poupée de bric et de broc fabriquée par une gamine de trois ans. "Nous sommes des rejets", dit ici l'une des UglyDolls, comme Fourchette clamait être "un déchet".

Lire la critique – Toy Story-4: petits jouets au grand cœur

Et ici aussi la relation enfant-jouet est au centre de l'histoire (avec une jolie fin émouvante), comme l'illustre une chanson qui réclame "un enfant pour chaque poupée, une poupée pour chaque enfant".

Car le film comporte de nombreuses chansons, interprétées par les personnages un peu comme dans les dessins animés télévisés des mercredis après-midis sur la chaîne Gulli. Le réalisateur est Kelly Asbury, aux commandes ces dernières années notamment de Skrek-2 et, il y a deux ans, du film Les Schtroumpfs et le village perdu.

Les UglyDolls, poupées créées en 2001 (voir ici leur site officiel), portent un message de tolérance destiné aux jeunes enfants et explicitement répété tout au long de ce gentil film dont elles sont les vedettes: diversité, responsabilisation, joie de vivre, amitié et solidarité dans un monde qui devient meilleur dès qu'on accepte les différences, les défauts, l'imperfection des autres –et de soi-même.

La poupée Moxy veut faire accepter sa différence.

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