"Cash investigation": nouvelle mise en examen pour Elise Lucet

"Cash investigation": nouvelle mise en examen pour Elise Lucet

Publié le :

Mercredi 08 Novembre 2017 - 12:57

Mise à jour :

Mercredi 08 Novembre 2017 - 13:03
Elise Lucet a annoncé mardi qu'elle allait être mise en examen "pour la troisième fois depuis le mois de septembre" en raison des reportages de "Cash Investigation", alors même que la dernière plainte vient d'être jugée irrecevable. La journaliste a également évoqué les menaces plus insidieuses envers l'émission ou France Télévisions.
©Capture d'écran
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La dernière édition de Cash investigation, consacrée à l'affaire des "Paradise Papers" a été diffusée mardi 7. Un nouveau scandale dénoncé par le magazine d'Elise Lucet, désormais connu pour faire trembler les entreprises ou institution auxquelles il s'intéresse. Et nombre de ses "victimes" le rendent bien à la journaliste.

Invitée de C à vous mardi avant la diffusion du reportage, Elise Lucet s'est exprimée sur les plaintes et menaces qui ont visé son émission et sa personne, notamment ces derniers mois: "Les menaces oui, c’est des plaintes. Moi je vais être mise en examen pour la troisième fois depuis le mois de septembre", a-t-elle fait savoir sans préciser sur quel sujet portait cette nouvelle plainte.

Une réalité qu'accepte Elise Lucet, "sereine". "C’est normal, entre guillemets. Quand on fait des sujets sensibles il faut s’attendre à être poursuivie en diffamation". Ce n'est pas pour rien que "chaque émission est visionnée quatre fois par les services juridiques".

D'autres pratiques semblent cependant un peu moins "normales". "Mes deux rédacteurs en chef ou moi, personne ne nous appelle. Ils appellent directement Delphine Ernotte (présidente de France Télévision, NDLR)", explique-t-elle, ajoutant qu'"il y a des menaces de retrait de pub qui parfois ne sont pas que des menaces".

Ce même mardi, le tribunal correctionnel de Nanterre a jugé irrecevable la plainte en diffamation de l’Azerbaïdjan qui reprochait à Elise Lucet et son collègue Laurent Richard d'avoir qualifié le pays de "dictature".

"C’est normal, entre guillemets. Quand on fait des sujets sensibles il faut s’attendre à être poursuivie en diffamation", a déclaré Elise Lucet.


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