Bière de Noël, l’invitée surprise du réveillon

La petite soeur

Bière de Noël, l’invitée surprise du réveillon

Publié le :

Mardi 16 Décembre 2014 - 15:10

Mise à jour :

Mercredi 23 Décembre 2015 - 13:25
Boisson populaire par excellence, la bière a du mal à se faire une place durant les fêtes, entre saumon et champagne. Pourtant les "bières de Noël", remises au goût du jour ces dernières années, ont les atouts pour embellir un repas de réveillon.
©Brasseurs de France
PARTAGER :
-A +A

Les fêtes de fin d’année, c’est toujours l’occasion d’envoyer au diable les régimes et de se réchauffer le cœur et le ventre autour d’une collation bien solide. Dinde, foie gras, fruits de mer, champagne…, Noël est la période des mets d’exception. Mais aussi de la bière et de ses cuvées spécialement commercialisées pour les fêtes, entre tradition et opération marketing.

L’origine exacte des "bières de Noël" est difficile à établir. Mais tout le monde s’accorde sur le fait qu’elle remonte à l’époque ou la conservation des céréales dont est issu le breuvage ne connaissait pas les possibilités actuelles, probablement vers le XVIIIe siècle. Les récoltes de l'été devaient être utilisées dans les mois suivants. Aussi les brasseurs commençaient en automne la distillation des dernières récoltes, obtenant début décembre ces bières particulières.

Une chopine pour se réchauffer

Ces bières hivernales servaient de cadeaux pour les clients fidèles ou d’étrennes pour les ouvriers. Pour répondre aux rigueurs de l’hiver, les fabricants proposaient déjà des breuvages plus réconfortants, ronds et avec un taux d’alcool supérieur à la moyenne.

En Angleterre, on parle de winter warmer –littéralement "réchauffeur d’hiver". Avec le temps, les professionnels de la bière y ont ajouté les épices typiques des fêtes: cannelle, girofle, cardamome, gingembre, poivre ou muscade.

Souvent brune ou ambrée, la bière de Noël se déguste à une température légèrement supérieure (entre 6 et 8 degrés) par rapport aux blondes traditionnelles. Mais plus qu’une simple choppe de réconfort, les puristes voient dans la grande variété de ces bières une alternative aux boissons habituelles des fêtes, champagne ou vin.

Ainsi une bière ambrée au parfum fumé se marie très bien avec les crustacés ou un dessert au caramel. Avec du chocolat, les arômes de pain d’épices d’une bière brune feront merveille. Moins répandues, certaines bières blanches sauront tout de même sublimer les plats les plus frais, comme un tartare de langoustine.

De nombreuses brasseries traditionnelles ou "micro brasseries" proposent des bières de Noël. On citera La Grivoise de Noël, brassée par Le trou du diable, une brune belge régulièrement primée aux World Beer Awards, ou encore la Réserve de Noël des Trois mousquetaires, une québécoise ambrée à 11,3% d’alcool.

Un bol d’air pour le marché

Mais ce ne sont pas ces petites entreprises locales qui sont à l’origine de l’explosion des ventes. Désuètes jusque dans les années 1990, les bières de Noël ont été remises au goût du jour par les grandes marques de brasserie. Chez Heineken, on réserve ces cuvées spéciales à Affligem et Fisher, plus marquées comme bières artisanales. Même concept chez Inbev, avec la Leffe, et chez Kronenbourg, avec sa Grimbergen "Bassin de Noël" et une Kronenbourg de Noël ambrée.

Au pays du vin, la bière n’est pas aussi populaire qu’on pourrait le croire. La France est le 9e producteur européen mais seulement le 26e consommateur, avec 30 litres par an et par personne. Les fêtes de fin d’année sont donc une occasion de donner un coup de fouet aux ventes. D'autant plus que les consommateurs français se tournent de plus en plus vers les bières de dégustation au détriement des blondes classiques. Noël est donc devenu un rendez-vous à ne pas manquer pour les brasseurs.

 

Bière de Noël ambrée et salade de langoustine, un mariage inattendu mais efficace.

Sur le même sujet, la rédaction vous propose:


Commentaires

-