Vélo électrique: le moyen de transport qui monte... facilement

Coup de pouce

Vélo électrique: le moyen de transport qui monte... facilement

Publié le :

Mardi 24 Février 2015 - 13:54

Mise à jour :

Vendredi 17 Avril 2015 - 10:54
Depuis quelques années, le vélo électrique se fait une place en ville mais aussi à la campagne. Il en existe pour tous les usages et tous les goûts, il faut donc savoir comment choisir le sien.
©Francois Mori/AP/Sipa
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Contrairement aux cycles à moteur auxiliaire comme le mythique Solex (qui s’est d’ailleurs reconverti dans le vélo électrique), le vélo à assistance électrique (VAE) n’avance pas tout seul. Il facilite simplement le travail du cycliste, comme si une seconde personne pédalait avec lui. Dans les montées ou face au vent, il n’est ainsi pas nécessaire de faire un effort violent pour conserver sa moyenne.

Avec des prix comparables aux deux-roues à moteur (entre 500 et 3.000 euros, avec une moyenne à 1.000 euros), le VAE est économique au regard du prix des carburants et surtout parce qu’il ne nécessite aucune assurance, ni permis ou formation. Il a donc naturellement reçu un écho favorable auprès des travailleurs citadins.

Finis  l’angoisse de la pompe à essence, le stress des embouteillages et des places de parking, surtout aux heures de pointe, quand le vélo est aussi rapide que la voiture. Le tout sans polluer, et en profitant des voies réservées aux bicyclettes. Et comme le cycliste doit fournir un effort minimum, le VAE permet de brûler quelques calories en prenant l’air, mais sans arriver au bureau trempé de sueur.

Des qualités qui s’expriment aussi dans l’utilisation purement ludique du vélo électrique. Des VTT à assistance électrique (parmi les plus chers) ont d’ailleurs fait leur apparition. Cependant, dans le cadre d’une utilisation intensive ou prolongée, certaines machines montrent leurs limites. Un VAE ne s’achète donc pas comme la première bicyclette venue.

Tout d’abord, il existe quatre types d’assistance aux qualités spécifiques:

> La première, la moins chère, à capteur de pédalage, se déclenche après quelques coups de pédales. Les VAE étant plus lourds que les vélos classiques, cela demande un certain effort. Et le déclenchement soudain du moteur peut surprendre.

> L’assistance par tension de la chaîne se déclenche tout aussi soudainement, mais plus rapidement, dès que la chaîne de vélo est sollicitée.

> Progressive et donc pratique en cas d’arrêt fréquent et de démarrage en côte, l’assistance par capteur d’effort réagit au nombre de tours de pédalier. Plus le cycliste pédale vite, plus l’assistance se fait sentir.

> Prisée par les sportifs, l’assistance par capteur de pression augmente en fonction de la pression exercée sur la pédale, indépendamment de la cadence de pédalage.

Deuxième élément, la batterie. L’autonomie avancée par les constructeurs est à relativiser. Elle dépend en effet du poids du cycliste et des difficultés du trajet. Pour avoir une idée de cette autonomie, référez-vous à la capacité de la batterie exprimée en ampères-heure (Ah). Si votre ambition est de faire régulièrement le même trajet, la meilleure solution reste de louer le vélo qui vous intéresse pour le tester sur ce circuit. 

N’oubliez pas qu’une batterie peut, avec le temps, perdre en autonomie, a fortiori une batterie au nickel métal-hydrure (indiqué par le sigle Ni-Mh). Et vu qu’une batterie neuve représente une bonne partie du prix du vélo (plusieurs centaines d’euros), prévoyez une marge d’autonomie à l’achat et tenez compte du temps de chargement.

La plupart des VAE sont pourvus de batteries amovibles donc faciles à charger, mais il convient de s’en assurer pour ne pas se retrouver avec un vélo dans le salon... 

L’utilisation d’un VAE diffère par bien des aspects de celle du vélo classique. Par exemple, si son poids n’est pas un handicap sur route, il peut être gênant pour se garer, le pousser sur une courte distance, le charger sur un porte-vélo... 

La vitesse moyenne supérieure de ces engins est également à prendre en compte. Le cycliste devra redoubler de prudence et entretenir ses freins, d’avantages sollicités. De plus, pour que le VAE demeure un vélo aux yeux de la loi et ne nécessite donc ni port obligatoire (mais vivement conseillé) du casque, ni assurance, ni permis d’aucune sorte, l’assistance doit être bridée à 25km/h.

L'engouement des Français pour le vélo électrique ne cesse de progresser depuis 2006 mais reste faible par rapport à certains de nos voisins européens.

Pour convaincre les Français, une trentaine de villes et communautés d’agglomérations ont lancé des programmes de subvention à l’achat de VAE. Elles proposent, sur dossier, de verser, selon les villes et les cas, entre 15% et 40% du prix du vélo, avec un plafond variant de 150 à 400 euros. De quoi permettre au marché français de réaliser une belle échappée.

 

 

Economique, écologique et moins fatigant, le vélo électrique se fait une place de plus en plus importante en France.

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