Et si “nous” avions tout faux en écartant toute manœuvre monstrueuse dans la crise actuelle ?

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Lucien Oulahbib pour FranceSoir
Publié le 06 novembre 2020 - 15:22
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Et si “nous” avions tout faux en écartant toute manœuvre monstrueuse dans la crise actuelle ?
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Lorsque l’on écoute, avec effarement, le nouvel avocat de Didier Raoult (menacé de mort révèle-t-il aussi) indiquer par exemple que le nombre de réanimations est volontairement gonflé en ce sens où certains n’auraient besoin que d’une "simple" oxygénation (ce que Martine Wonner avait déjà signalé, sans parler de Louis Fouché) et qu’existent des pressions pour que des revues n’acceptent plus d’articles favorables au traitement préconisé par Raoult (entre autres) cela interroge ; lorsque l’on apprend également que l’hôpital de celui-ci risque de ne plus avoir la possibilité de soigner selon son protocole parce que son fournisseur est empêché de l’approvisionner par le ministère de santé via ses officines, cela inquiète vraiment ; et lorsque, par contre, l'on découvre, avec étonnement, les colères, disproportionnées, d’un ministre français de la santé alors qu’il fait tout pour empêcher que cela aille mieux en interdisant par exemple aux médecins de prescrire, les bras en tombent ; enfin, lorsque l'on observe ce qui se passe très troublant dans certains États américains lors de l'élection présidentielle, il s'avère que tout cela, réunis, désigne bien, au-delà de leurs différences et causalités non nécessairement liées, la réalité d’un même état d’esprit imbu de cynisme avare et hypocrite poussé jusqu’à la monstruosité.

 

Il y a bien, certes, l’entêtement, l’aveuglement, la bêtise, la jalousie,  la cupidité, mais aussi, visiblement, la monstruosité humaine, celle d’une cruauté jouissive articulant façon S.M bourreaux et victimes (Portier de Nuit, Stockholm, Salò ou les 120 jours de Sodome...), ce qui nécessite alors une psychologie spécifique : la tératologie .

 

J’ai pu expliquer dans la réédition de La philosophie cannibale (2019) comment des esprits fascinés par la puissance de pouvoir plier la réalité à leurs fantasmes, et aussi par le prestige d’aller plus loin que la génération précédente dans une telle mise en pratique de ses idées, jouissaient, littéralement de satisfaction avide; surtout lorsque ces deux éléments (pouvoir et prestige) peuvent en même temps exacerber leur narcissisme à travers le miroir démultiplié des médias; sans parler du fait de les enrichir (tout en le niant).

 

J'ai pu montrer comment de tels esprits, placés par ailleurs dans une ambiance intellectuelle considérant le crime comme une preuve de supériorité sur le “bien” de la Tradition, pouvaient s’abîmer dans toute une une ambiance et des comportements démesurés ; le tout démultiplié avec la prise de drogues, leurs interventions médiatiques, amplifiant un sentiment d’invincibilité, de supériorité, voyant de haut le monde et tout en bas les “sans dents” ; ce qui démultiplie en retour l’ivresse de puissance et de gloire ; classant alors avec mépris et colère tout contradicteur comme étant nuisible à écarter immédiatement par sa mort médiatique et sociale décrétée partout.

 

Ce dernier élément n’est pas nouveau certes.  Mais il y a tout de même ce fait inédit, aujourd’hui, d'une conjonction globale et mondiale instantanée ou quasiment entre cette volonté ratiocinante et scientiste de prétendre détruire tous les virus une fois pour toutes, d’effacer définitivement l’empreinte humaine sur le climat, d’éliminer la différence de genre, de réduire la haine à la seule détestation etc etc, d’une part, et, d’autre part, la prétention d'appliquer pour y arriver l’éternel “whatever it takes” peu importe les moyens si la fin est jugée fondamentale, on ne fait pas d’omelette etc etc.

 

D’où l’idée de bourrer les urnes puisqu'il s'agit d'écarter le "méchant", d'écarter les mal pensants, de réduire les individus à des prothèses, bref (se) réaliser exactement (dans) l’Idée que l’on prétend combattre officiellement : le totalitarisme.

Aussi diaboliser un traitement, mentir, empêcher, terroriser, tout cela n’est rien si l’on est “au-delà du bien et du mal”,  surtout si l’on jouit en permanence tout en haut d’un quartier général affichant comme lustre le Tableau de Commande géant montrant diverses courbes faisant office de Réalité désormais; tandis que les téléphones crépitent et que les machines vivantes et artificielles s’affairent.

Voir le monde s’éteindre rue par rue, âme après âme, et se dire : I do it ! 

 

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