Arbitrage Tapie: Claude Guéant convoqué pour une mise en examen

Arbitrage Tapie: Claude Guéant convoqué pour une mise en examen

Publié le :

Mercredi 02 Septembre 2015 - 11:13

Mise à jour :

Mercredi 02 Septembre 2015 - 11:16
©Witt/Sipa
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Claude Guéant a été convoqué ce mercredi matin au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Les juges estimant qu'il a joué un rôle dans l'arbitrage "frauduleux" du litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas, l'ancien secrétaire général de l'Elysée devrait être mis en examen.

Claude Guéant est de nouveau dans le viseur de la justice. L'ancien ministre de l'Intérieur a été convoqué ce mercredi matin au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de fraude dans l'arbitrage du litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas. Selon TF1, les enquêteurs devraient mettre en examen celui qui était secrétaire général de l'Elysée lorsqu'a été rendu le verdict accordant à Bernard Tapie plus de 400 millions d'euros.

Les juges financiers Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut auraient ainsi rassemblé des éléments permettant de révéler "l'existence de consignes ou instructions émanant des services de la présidence de la République" pour orienter la décision arbitrale. Ces consignes auraient été, toujours selon les magistrats, "systématiquement favorables aux intérêts de Bernard Tapie ou conformes aux souhaits exprimés par ce dernier".

De ce fait, le parquet aurait donc demandé aux trois juges de "procéder à l'interrogatoire de Claude Guéant" et de "le mettre en examen du chef de complicité (par instructions) de détournement de fonds publics commis par un particulier (Bernard Tapie, NDLR)", détaille TF1. En effet, l'enquête aurait permis de révéler "le rôle de Claude Guéant (...) dans la surveillance et le suivi de chacune des phases du règlement du contentieux entre Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR)", chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais.

Estimant que les 403 millions d'euros accordés à Bernard Tapie par les arbitres l'ont été "indûment" et  "au terme d'un arbitrage frauduleux", les juges cherchent notamment à déterminer si cette décision aurait pu être avalisée par l'Elysée. Ils s'intéressent ainsi aux rendez-vous organisés avec Bernard Tapie en 2007 et 2008 à l'Elysée, dont Claude Guéant était alors secrétaire général.

 

Claude Guéant était secrétaire général de l'Elysée, alors occupé par Nicolas Sarkozy, au moment où l'arbitrage a été rendu.

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