Jean-Christophe Cambadélis: "Marine Le Pen peut être élue" président de la République en 2017

Jean-Christophe Cambadélis: "Marine Le Pen peut être élue" président de la République en 2017

Publié le :

Lundi 09 Février 2015 - 08:31

Mise à jour :

Lundi 09 Février 2015 - 11:10
©Capture d'écran Dailymotion
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Pierre Plottu

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Jean-Christophe Cambadélis était l'invité de France Info, ce lundi matin. Le premier secrétaire du PS est notamment revenu sur la victoire du candidat socialiste Frédéric Barbier face à la frontiste Sophie Montel, dimanche 8 au second tour de la législative partielle du Doubs.

Une victoire "de justesse" du candidat PS dans le Doubs, le FN est-il aux portes du pouvoir?

"Le PS a gagné, le Front national, pour la douzième fois de suite, a été battu. Mais il y a le feu au lac pour tous ceux qui, comme moi, combattent le FN et ses idées".

"Nous sommes dans une situation où le Front national est dans une dynamique. L'UMP et l'absence d'unité réelle entre les forces de gauche lui donnent la capacité de se déployer".

"Bien sur que c'est possible (Marine Le Pen élue présidente de la République NDLR)! Ça s'est joué à 800 voix dans le Doubs. Transposez au niveau national et vous avez Marine Le Pen qui peut être élue".

 

Le FN progresse entre les deux tours

"Ce n'est pas nouveau, on l'avait déjà vu en Picardie et même quasiment à chaque fois. Il y a une partie de l'électorat qui attend et qui décide de se déplacer au second tour".

"Je vous ferai remarquer que la gauche aussi s'est mobilisée".

 

Frédéric Barbier a remercié des personnalités de droite pour leur soutien

"Le désistement républicain me semble nécessaire par rapport au Front national".

"Soit on considère le FN comme une formation comme les autres, et l'+UMPS+ est un problème, soit on considère que c'est une formation d'extrême droite alors, tout en gardant des positions différentes, on peut défendre la République en faisant le désistement républicain".

 

Les départementales s'annoncent difficiles pour le PS?

"Pas simplement les départementales, qui ne seront qu'un moment de la vie électorale (…) il y a derrière les régionales et la présidentielle".

"A partir du moment où l'UMP n'est pas capable de se désister en faveur du candidat le mieux placé pour battre le Front national, vous avez un FN qui progresse".

 

Le retour de Nicolas Sarkozy

"Nicolas Sarkozy a fait un flop. Son retour n'est pas à la hauteur de ce qu'il espérait".

 

Les sondages donnent François Hollande de nouveau à la peine

"Le débat politique continu. Bien évidement que ça veut dire +secouez vous, unissez vous sur l'essentiel+. Les difficultés restent là".

 

Vous avez dit: "on identifie les Juifs à Israël, comme on identifie les Musulmans à Daech". Qu'avez-vous voulu dire?

"C'est un mauvais tweet qui a fait une mauvaise polémique".

"Mon raisonnement était que je refuse l'amalgame entre Israël et les Juifs, que je refuse l'amalgame entre les Musulmans et Daech, que je refuse évidement l'amalgame entre Israël et Daech. Je disais qu'il ne faut pas essentialiser les communautés, il ne faut pas les reporter à quelque chose qui est extérieur à la France".

"Il y a une communauté nationale dans laquelle chaque communauté a sa place".

"Israël est un Etat démocratique qui n'a rien à voir avec ce groupe (Daech, NDLR) obscurantiste qui organise la terreur".

 

Les circuits d'évasion fiscale organisés par la banque HSBC et révélés par Le Monde

"Il faut mener la bataille contre l'évasion fiscale, c'est extrêmement important".

"On a ce débat aujourd'hui, on l'aura demain sur les truanderies à la TVA, qui sont considérables en France. Il faut être intraitable".

"Vous avez là des possibilités, des sources quasiment inépuisables (de rentrées fiscales, NDLR)".

 

Les auto-écoles, les taxis… manifestent. Emmanuel Macron doit-il faire marche arrière sur sa loi?

"Il est toujours très difficile de réformer en France".

"Cette loi qui n'est pas la révolution est une évolution nécessaire".

"Il faut négocier si besoin, mais il ne faut pas reculer".

 

Dominique Strauss-Kahn aurait été l'émissaire de François Hollande auprès d'Angela Merkel

"On était au tout début de la campagne de François Hollande. Je n'ai pas connaissance de ce rendez-vous ni de ses conclusions".

"Il y aurait eu une rencontre d'après Le Figaro. Et où est le problème? (Dominique Strauss-Kahn) était interrogé en fonction de son expertise, pas de son rôle politique. C'est quelqu'un qui connaît d'abord parfaitement l'allemand, et la situation économique en Allemagne et la situation économique tout court".

"Il (Dominique Strauss-Kahn) reste mon ami".

 

Le PS est-il à la peine?

"Il y a un léger mieux pour les socialistes, qui ne sont pas au mieux".

"Le débat pour le congrès (du parti, prévu en juin prochain, NDLR) se fait dans un bon climat. Je ne désespère pas de rassembler, si ce n'est la totalité des socialistes du moins l'essentiel".

 

"L'UMP et l'absence d'unité réelle entre les forces de gauche donnent la capacité de se déployer" au Front national, selon Jean-Christophe Cambadélis.

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