Jean Lassalle craint un retour "des bandits de grands chemins" (vidéo)

Jean Lassalle craint un retour "des bandits de grands chemins" (vidéo)

Publié le :

Mercredi 27 Juin 2018 - 15:35

Mise à jour :

Mercredi 27 Juin 2018 - 15:56
© IROZ GAIZKA / AFP
PARTAGER :

La rédaction de France-Soir

-A +A

Jean Lassalle s’inquiète d'un possible retour des "bandits de grands chemins" dans les zones rurales. Derrière cette petite saillie drolatique, l'élu du Sud-Ouest s'inquiète surtout du maintien des services publiques dans les zones reculées de la province.

La faconde de Jean Lassalle a fait mouche une fois de plus. Et le député des Pyrénées-Atlantique a choisi de la mettre au service d'une cause qui lui tient à cœur. Présent à la Place de la République, samedi 23, à Paris pour une manifestation pour le maintien des services publics de santé, l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2017 s'en est pris à la politique d'Emmanuel Macron en la matière.

Citant les nombreux exemples de fermetures de maternité, de services publics et même d’écoles dans les territoires de province, notamment ruraux, Jean Lassalle a exprimé avec son bagoût habituel son inquiétude face au désengagement progressif et généralisé de l’Etat. L'élu du Sud-ouest a comparé la situation actuelle à celle des faubourgs parisiens "guirlande fleurie autour de Paris les soirs de 14 juillet" qui seraient devenues "les banlieues" car abandonnés par l'Etat.

"Nous nous sommes désengagés progressivement de tout. Et c’est exactement ce que nous faisons avec les services publics dont vous parliez aujourd’hui dans nos territoires", a-t-il expliqué.

Et pour Jean Lassalle, il y a grand péril à ce désengagement de l'Etat dans les territoires. "Ce mal-vivre qu’il y a dans les banlieues, nous allons le retrouver, non pas des voitures brûlées forcément, mais le retour des bandits de grands chemins qui sont composés d’hommes et de femmes qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent et qui, le soir venu, sortiront le tromblon", s'est-il exclamé.

Lire aussi - Les Français très attachés aux services publics, selon un collectif

Le gouvernement a annoncé en janvier dernier sa volonté de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires et de transférer certaines missions de services publics dans le privé, faisant craindre une baisse de la qualité des prestations.

 

Jean Lassalle soutient le mouvement pour le maintien des services publics en province.


Commentaires

-