"La gauche est devenue une droite dure", moque Estrosi

"La gauche est devenue une droite dure", moque Estrosi

Publié le 23/11/2015 à 07:27
©Eric Gaillard/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La gauche n'aurait fait que copier les propositions de la droite pour répondre aux attaques terroristes du 13 novembre, a estimé dimanche Christian Estrosi. Conséquence, selon lui: "la gauche est devenue une droite dure".

Vous nous avez compris, et copié. Voila en substance le message délivré par Christian Estrosi, tête de liste LR aux régionales en PACA, dimanche 22 lors de l'émission Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Le maire de Nice a estimé que le gouvernement n'avait fait que reprendre les propositions de son camp pour répondre à la menace terroriste. "Hier, nous étions une droite dure et donc, aujourd'hui, la gauche est devenue une droite dure", a-t-il ainsi ironisé.

Les mesures prises par le gouvernement "ne peuvent pas être bonnes aujourd'hui et avoir été mauvaises en janvier", lorsque l'opposition les proposait après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, a estimé Christian Estrosi. Ce qui l'a amené à conclure: "hier, nous étions une droite dure et donc, aujourd'hui, la gauche est devenue une droite dure".

"Ok, la gauche a compris, elle applique la politique que la droite appelait de ses vœux, alors on n'a plus besoin de l'opposition. J'espère que le gouvernement ne veut pas arriver à un parti unique", a-t-il grincé, en réponse aux questions sur la marge de manœuvre de l'opposition face à l'exécutif.

Il a également soutenu le principe d'unité nationale, tout en estimant que celui-ci ne devait pas vouloir "dire le bâillonnement national".

"Je ne peux pas accepter que l'on considère qu'un citoyen français musulman serait un citoyen de second rang par rapport à un citoyen d'une autre confession", a enfin ajouté Christian Estrosi, visant directement sa rivale aux élections régionales des 6 et 13 décembre Marion Maréchal-Le Pen. Selon lui, la favorite des derniers sondages voudrait faire "de tous les musulmans, les boucs émissaires de ce que nous subissons aujourd'hui".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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"Je ne peux pas accepter que l'on considère qu'un citoyen français musulman serait un citoyen de second rang", a déclaré Christian Estrosi.

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