LR: Juppé veut "un débat" sur la ligne du parti après les régionales

LR: Juppé veut "un débat" sur la ligne du parti après les régionales

Publié le :

Lundi 07 Décembre 2015 - 17:34

Mise à jour :

Lundi 07 Décembre 2015 - 17:57
©Régis Duvignau/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Au lendemain du premier tour des élections régionales qui a vu le FN se hisser en tête des votes, notamment au détriment de la droite, Alain Juppé a estimé qu'il y a un problème de ligne politique au sein de son parti. Il en a ainsi appelé à "un débat" sur le sujet après le second tour.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé a estimé ce lundi 7 que Les Républicains devraient ouvrir, après le deuxième tour des élections régionales, un "débat" sur la "ligne" du parti qui, selon lui, n'est "pas audible", notamment face au FN.

Y a-t-il un problème de ligne chez LR? "Bien sûr, bien sûr", a répondu Alain Juppé à la presse, au sortir du bureau politique du parti. "Au lendemain de l'élection, après le deuxième tour, il va falloir que nous ouvrions un débat sur la situation actuelle qui fait que -soyons lucides- nous ne sommes pas audibles", a poursuivi le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de 2017.

"Quand nous essayons d'expliquer aux Français que le Front national n'apporte aucune solution crédible à leurs légitimes attentes, que ce soit sur la sécurité, le chômage, aujourd'hui nous ne sommes pas audibles. (...) Quelle ligne prendre? Je pense que c'est un vrai débat qu'il faudra avoir le moment venu".

"Il ne s’agira pas de se livrer à une introspection masochiste mais de déboucher sur une stratégie de reconquête de la confiance des Français. Il nous reste un an", a renchéri peu après le maire de Bordeaux dans un billet de blog intitulé "le sens des responsabilités".

Auparavant, "il faut réussir le deuxième tour". Or pour la droite, "il n'a jamais été question de fusion, le problème ne se pose nulle part. La seule question qui se pose est en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon: retrait ou pas retrait. Et nous avons été quasi unanimes à dire qu'il ne fallait pas se retirer".

"Nous avons fait campagne pendant des semaines et des semaines pour dénoncer la mauvaise gestion des équipes socialistes à la tête des régions, et pour dénoncer aussi la politique gouvernementale. Si nous ne voulons pas tomber sous le coup d'accusations de magouilles partisanes, on ne va pas changer d'avis du jour au lendemain", a-t-il argumenté.

"Deuxièmement, nous ne sommes pas maîtres des voix de nos électeurs, et quelle que soit la position que nous prenions, nous risquerions d'avoir la double peine, c'est-à-dire le retrait et malgré tout le succès du Front national. Enfin, je pense qu'il ne serait pas de bonne méthode de disparaître du Conseil régional pendant six ans", a-t-il développé.

"Ces arguments ont convaincu la quasi unanimité des responsables de notre mouvement à l’exception de Jean-Pierre Raffarin et de (Nathalie Kosciusko-Morizet), dont je respecte les raisons sans pour autant, et pour une fois, les partager."

"Il est clair que cette position de maintien ne saurait faire jurisprudence pour d’autres élections aux modalités de scrutin différentes", a-t-il pris soin de préciser. En février dernier à l'occasion d'une législative partielle dans le Doubs, l'ancien Premier ministre avait appelé à "faire barrage au FN" et à voter pour le candidat PS. En septembre 2013, toujours sur son blog, il expliquait qu'en cas de duel FN-PS, il voterait blanc.

 

Alain Juppé a estimé qu'il y a un problème de "stratégie" chez "LR".

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