Manuel Valls:"nous ne pouvons pas offrir la victoire de la peur à ceux qui fragilisent notre démocratie"

Vigilance constante

Manuel Valls:"nous ne pouvons pas offrir la victoire de la peur à ceux qui fragilisent notre démocratie"

Publié le :

Mardi 23 Décembre 2014 - 09:13

Mise à jour :

Mardi 23 Décembre 2014 - 16:43
Manuel Valls était ce mardi l'invité d'Europe-1. Le Premier ministre est longuement revenu sur les drames de Joué-lès-Tours, Dijon et Nantes. Il a martelé son appel à la vigilance tout en demandant aux Français de ne pas céder à la peur. Il a ensuite avoué s'attendre à de mauvais chiffres du chômage.
©Philippe Wojazer/Reuters
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Le caractère terroriste ou non du drame de Nantes

"Le procureur de Nantes n'a pas confirmé ces éléments là. Nantes (plusieurs piétons fauchés sur un marché de Noël, lundi 22), Joué-lès-Tours (attaque d'un commissariat par un homme armé d'un couteau, samedi 20), Dijon (plusieurs piétons fauchés, dimanche 21), sont chacun dans leur singularité des évènements graves et préoccupants. Même s'il, n'y a pas de liens entre eux, je comprends les inquiétudes de nos citoyens. Il appartient au gouvernement de faire preuve de solidarité et de vigilance". (…)

"Face à ces évènements il faut agir avec maîtrise, discernement, et sang-froid. Dans les moments difficiles, la France a besoin d'unité nationale. Il faut distinguer chaque évènement sans rien minimiser et ne pas se précipiter pour qualifier tel ou tel évènement".

 

Des mesures de sécurité supplémentaires pour les fêtes

"La meilleure réponse face aux menaces, à la peur, c'est le sang-froid et la vigilance, la protection que nous devons aux Français. Mais dans une démocratie comme la nôtre il faut continuer à vivre tranquillement avec cette vigilance".

"(Le déploiement de forces de sécurité) c'est déjà le cas depuis plusieurs semaines dans le cadre du plan anti vols à main armée et du plan Vigipirate sur les lieux de fêtes, les gares, les aéroports. Je réunis les membres du gouvernement tout à l'heure pour faire le point".

 

Marine Le Pen qui accuse le gouvernement de minimiser les évènements

"Dans les moments de crises, il ne faut pas polémiquer. Je ne vais pas m'abaisser à polémiquer avec ceux qui veulent diviser. Nous ne minimisons pas mais nous ne voulons pas uniquement commenter sur les ondes mais apporter la réponse la plus efficace possible".

 

Le risque d'une attaque de grande ampleur en France

"Quand 1.200 individus français ou vivants en France sont concernés par le djihad, que plus de 300 agissent en Syrie, que 60 sont morts sur place. Il y a bien sûr une menace d'une ampleur jamais égalée". (…)

"Il y a une évolution du terrorisme depuis quelques années. Avant on avait des groupes bien identifiés, là, des individus +hybrides+ qui n'ont même pas besoin d'aller sur place pour se radicaliser. Le travail des services de renseignement est plus difficile".

 

D'autres actes terroristes empêchés

"Le ministre de l'Intérieur a déjà dit qu'au moins cinq attentats ont été évités, des réseaux démantelés, des départs vers la Syrie empêchés. Ces derniers jours, Daech a encore appelé à frapper la France, c'est bien la preuve qu'il faut être vigilance". (…)

"Il faut agir sur la prévention, la mobilisation des familles, agir sur la Toile. Des sites peuvent être fermés, c'est un travail qui est fait avec l'ensemble des pays. Nous ne pouvons pas offrir la victoire de la peur à ceux qui fragilisent notre démocratie".

 

La grève des médecins

"Il y a une discussion engagée par la ministre de la Santé, j'espère qu'elle aboutira. La porte de la ministre est ouverte, le texte n'a même pas encore été discuté par le Parlement. En même temps nous avons besoin de réformer notre système de santé. La grève n'est jamais la bonne solution".

 

Les chiffres du chômage qui doivent être publiés ce mardi soir

"Malheureusement, je crains que ces chiffres ne soient pas bons. Mais je suis convaincu que progressivement grâce à certains indicateurs internationaux et notre soutien des entreprises, cela permettra à la croissance de revenir. Avec un niveau de croissance aussi faible que le nôtre (en 2014) il ne faut pas s'attendre à de bonne nouvelles".

"Il y a bien sûr une menace d'une ampleur jamais égalée", dit Manuel Valls.

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