Toulouse: le siège local de l'UMP vandalisé et tagué en plein jour

Toulouse: le siège local de l'UMP vandalisé et tagué en plein jour

Publié le :

Mercredi 15 Avril 2015 - 07:30

Mise à jour :

Mercredi 15 Avril 2015 - 07:31
©Charles Platiau/Reuters
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Pierre Plottu

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Le siège de l'UMP de Haute-Garonne a été vandalisé, mardi 14, par un groupe d'individus masqués dénonçant les expulsions de migrants à Calais et dit vouloir "expulser l'UMP".

"L'UMP de Calais expulse: expulsons l'UMP". C'est au nom  de ce mot d'ordre qu'un groupe de huit à dix individus ont vandalisé… le siège de la fédération UMP de Haute-Garonne, situé dans le centre-ville de Toulouse, mardi 14 dans le courant de l'après-midi.

Très remonté, les membres du groupe, "encagoulés" selon un communiqué de la fédération, sont entrés dans le bâtiment par la grande porte aux alentours de 16h et s'en sont pris au mobilier. Ils ont ainsi jeté des papiers par les fenêtres, ainsi que des sièges, des ordinateurs et des téléphones, qui ont atterri dans la rue. Aucune violence n'a toutefois été commise à l'encontre de la bénévole de permanence présente sur place, Olga, à qui les vandales ont remis un tract titré "l'UMP de Calais expulse: expulsons l'UMP". Deux inscriptions, "Expulsons l'UMP" et "Solidarité aux réfugiés de Calais", ont par ailleurs été taguées sur les murs extérieurs du bâtiment.

Des revendications qui ont surpris les responsables locaux du parti. Le porte-parole de l'UMP de Haute-Garonne Pierre Esplugas, cité par Europe-1, estime ainsi que "ces gens se trompent de bouc émissaire: l'UMP n'est en rien responsable des expulsions de Calais". Il a également dénoncé des "méthodes violentes et inacceptables".

A propos du démantèlement du camp de réfugiés de Sangatte, en 2002, sous la présidence de l'UMP (Nicolas Sarkozy était alors ministre de l'Intérieur), évoqué dans le tract laissé sur place, Pierre Esplugas s'est dit "surpris". Aucun rapport, selon lui, puisque c'était une situation "ancienne".

La secrétaire départementale de l'UMP de Haute-Garonne, Laurence Arribagé, a décidé de porter plainte.

 

L'inscription "expulsons l'UMP" a notamment été taguée sur les murs extérieurs du bâtiment (photo d'illustration).

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