VTC: Uber porte plainte contre des syndicats avant une réunion avec Alain Vidalies

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

VTC: Uber porte plainte contre des syndicats avant une réunion avec Alain Vidalies

Publié le 19/12/2016 à 08:01 - Mise à jour à 08:10
©Kai Pfaffenbach/Reuters
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

-A +A

La société Uber a porté plainte dimanche contre trois syndicats après les violences qui ont émaillé durant le week-end le mouvement de grève des chauffeurs de VTC, laissant augurer de nouvelles tensions alors qu'une réunion de sortie de crise est prévue ce lundi au secrétariat d'Etat aux Transports.

Après vingt-quatre heures de blocages et d'opérations coup de poing, la mobilisation des VTC est restée limitée dimanche 18, mais leurs représentants ont prévenu qu'ils pourraient relancer ce lundi 19 leur mouvement s'ils n'obtenaient pas satisfaction lors de cette rencontre, prévue à 10H00 sous l'égide d'Alain Vidalies.

Signe que la tension reste forte: la plateforme américaine Uber a annoncé dimanche avoir porté plainte contre trois syndicats de chauffeurs (Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC) mais aussi contre une dizaine de leurs représentants, dont deux leaders de l'UNSA-VTC et de la Capa-VTC. La plainte, que l'AFP a pu consulter, vise des faits de "diffamation" et de "menaces", notamment par le biais des "réseaux sociaux", a indiqué Uber, qui précise que plusieurs de ses chauffeurs ont déjà déposé des mains courantes.

Selon Uber, les personnes mises en cause ont appelé "à commettre des actes de violence sur les employés et les chauffeurs partenaires ainsi que certains passagers ayant recours à la plateforme", par le biais notamment de Facebook, Twitter et YouTube. Ces menaces ne sont en outre "pas seulement proférées par le biais d'internet mais également mises à exécution dans la rue, comme nous pouvons le constater en regardant des reportages ou des vidéos circulant sur internet", selon la plateforme californienne.

Dans un communiqué, l'association de chauffeurs de VTC indépendants AMT (Alternative mobile transport) a quant à elle condamné les violences, appelant au dialogue entre les différentes parties. "Le VTC est un secteur économique jeune, qui a besoin de tous pour s'organiser et se structurer", a-t-elle estimé. Cet appel au calme intervient alors que les rassemblements de VTC ont marqué le pas dimanche, dans l'attente de la réunion prévue lundi entre syndicats de chauffeurs et responsables de plateformes VTC pour trouver une sortie de crise.

A Roissy, les participants ont mis en place un barrage filtrant, avant de laisser passer toutes les voitures mais en occasionnant des ralentissements. A Orly, aucun blocage n'a été mis en place alors que samedi 300 chauffeurs en grève avaient totalement congestionné l'accès aux terminaux Sud et Ouest. "Si les négociations n'aboutissent pas à des décisions concrètes et actées sur place, nous appellerons à la reconduite du mouvement dès la fin de la réunion", a toutefois prévenu Capa-VTC.

L'Unsa-VTC a de son côté précisé attendre de la réunion une "augmentation immédiate des tarifs", ainsi qu'un "calendrier de réunions sous la tutelle du ministère pour la rentabilité, les commissions discipline et différents aspects techniques du métier".

Les deux organisations, ainsi qu'Actif-VTC, ont lancé depuis jeudi une mobilisation contre les plateformes de réservation, notamment Uber, pour dénoncer une politique tarifaire jugée défavorable et décidée sans concertation.

Uber participera à la réunion, a précisé à l'AFP un porte-parole. "Ca va permettre de clarifier les positions. Car à présent, on ne sait pas vraiment ce que veulent les manifestants", dont certains "ont réclamé apparemment la fermeture pure et simple des plateformes", a-t-il dit.

Dans un entretien au Parisien publié dimanche, le patron d'Uber France, Thibaud Simphal, a dit être prêt à des concessions mais a condamné les débordements constatés dans la nuit de vendredi à samedi, qui s'étaient soldés par six gardes à vue et deux blessés. C'est également ce lundi que l'Assemblée nationale examinera en seconde lecture le projet de loi du député PS Laurent Grandguillaume qui vise à "pacifier" les relations dans le transport public de la personne, notamment entre taxis et VTC, lutter contre l'emprise des plateformes sur les chauffeurs et durcir l'accès à cette dernière profession.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


La société Uber a porté plainte dimanche contre trois syndicats après les violences qui ont émaillé durant le week-end le mouvement de grève des chauffeurs de VTC.

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-