Ouverture du G7 en Bavière: l'Ukraine et la Grèce au centre des discussions

Ouverture du G7 en Bavière: l'Ukraine et la Grèce au centre des discussions

Publié le :

Dimanche 07 Juin 2015 - 18:02

Mise à jour :

Dimanche 07 Juin 2015 - 18:41
©Pool New/Reuters
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Le G7 s'est ouvert ce dimanche en Bavière (Allemagne), au chateau d'Elma, un hôtel de luxe. Les discussions ont porté sur le conflit ukrainien et la dette grecque.

Bières (sans alcool), bretzels, costumes traditionnels et soleil de plomb, la chancelière allemande Angela Merkel a accueilli ce dimanche le président américain Barack Obama à Krün en Bavière (Allemagne) dans une ambiance détendue. Mais, à l’approche de l’ouverture du G7 qui réunit aujourd’hui au château d’Elmau (Bavière) les dirigeants de sept pays parmi les plus grandes puissances économiques du monde (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada), l’Ukraine et la Grèce n’ont pas tardé à s’inviter à la table des discussions.

Dans la matinée, Barack Obama et Angela Merkel se sont notamment rencontrés pour discuter du premier sujet. Au terme de leur entretien, les deux dirigeants sont tombés d’accord sur un maintien des sanctions tant que la Russie ne respectera pas complètement les accords de Minsk et la souveraineté de l’Ukraine, a annoncé la Maison Blanche. Car les accords de Minsk conclus en février entre les différentes parties prévoient un cessez-le-feu régulièrement violé.

Plus tard dans l’après-midi, la chancelière allemande a accueilli François Hollande, le Premier ministre britannique David Cameron, le président du Conseil italien Matteo Renzi, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et son homologue canadien Stephen Harper au château d'Elmau, monument historique reconverti en hôtel de grand luxe.

Les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker était également présents. Le second en a profité pour aborder le sujet de la dette grecque, appelant Athènes à présenter rapidement de nouvelles propositions de réformes. "Alexis Tsipras (le Premier ministre grec, NLDR) mon ami m’avait promis que d’ici à jeudi soir il me présenterait une proposition alternative, a déclaré Jean-Claude Juncker.Je n’ai jamais reçu cette proposition alternative", a-t-il ajouté, visiblement déçu, avant de porusuivre: "pour qu’une amitié subsiste, il faut suivre un minimum de règles". La veille, il avait d’ailleurs refusé de prendre un appel d’Alexis Tsipras, le jugeant inutile en l’absence de propositions grecques.

La Grèce négocie depuis des mois avec la Commission européenne, le FMI et la BCE, qui lui réclament des réformes structurelles en échange de milliards d'euros d'aides financières. Mais Alexis Tsipras a rejeté jusque là les propositions des institutions qui suggéraient notamment des coupes dans les retraites et une flexibilisation du marché du travail. Ce dimanche, son ministre des Finances Yanis Varoufakis est allé jusqu’à qualifier ces propositions de "limite insultantes".

Les Etats-Unis, quant à eux, ont tenu à calmer le jeu, appelant les Européens à ne pas prendre le risque inconsidéré d’un "Grexit", une sortie de la Grèce de la zone euro. Catherine Lagarde, directrice du FMI, est d'ailleurs attendue dès lundi 8 pour intervenir sur le sujet. 

 

Les dirigeants des sept pays invités ainsi que les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen.

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