Angers: un militaire tente de faire une fellation de force à un soldat

Angers: un militaire tente de faire une fellation de force à un soldat

Publié le :

Mercredi 31 Janvier 2018 - 10:01

Mise à jour :

Mercredi 31 Janvier 2018 - 10:15
Un sous-officier de l'armée a été placé en garde à vue dimanche à Angers. L'un de ses collègues l'a accusé d'agression sexuelle: le premier aurait menacé le second avec son arme de service, il aurait voulu le masturber et lui faire une fellation.
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un membre du sixième régiment du génie d'Angers est accusé d'agression sexuelle par un de ses collègues depuis dimanche 28. Le sergent-chef a directement été placé en garde à vue et devrait être déféré ce mercredi 31. Il conteste cependant les faits qui lui sont reprochés.

Dans la nuit de samedi 27 à dimanche 2,8 il aurait voulu faire une fellation ainsi que masturber son collègue, un soldat de première classe. Pour forcer sa victime présumée, il aurait utilisé son arme de service.

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Mais le soldat a expliqué ne pas s'être laissé faire et s'être saisi d'un couteau pour se défendre, d'après les dires du procureur de la République rapportés par Ouest-France. Une rixe a éclaté entre les deux hommes mais seule la victime présumée, qui a porté plainte au lendemain de l'agression, a été légèrement blessée.

Selon des sources proches de l'enquête, le soldat s'est entaillé le bras dans la bagarre juste avant d'être secouru. Il a immédiatement informé sa hiérarchie puis s'est rendu au commissariat.

"Si les faits étaient confirmés, nous n’aurions pas d’états d’âme. Il y aurait des sanctions militaires, après l’action de la justice. Il en va de notre image. Il n’est pas question que des subordonnés puissent imaginer que de tels faits seraient couverts par la hiérarchie", a fait remarquer le colonel Ribierre, le chef du sixième régiment du génie qui regroupe plus de 1.000 hommes.

Depuis 2014, l'armée française a mis au point une cellule d'écoute pour les victimes de viol, d'agression ou de harcèlement parmi les militaires français. Entre sa création et novembre dernier, "Themis" a ouvert près de 300 dossiers.

Le militaire aurait voulu faire une fellation, ainsi qu'une masturbation, de force à son collègue.


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