Attentat déjoué: l'un des deux suspects avait été incarcéré sous un faux nom

Fausse identité

Attentat déjoué: l'un des deux suspects avait été incarcéré sous un faux nom

Publié le :

Mercredi 19 Avril 2017 - 15:48

Mise à jour :

Mercredi 19 Avril 2017 - 16:47
On en sait un peu plus sur les deux suspects arrêtés mardi à Marseille et soupçonnés de vouloir perpétrer un attentat "imminent". Le plus jeune d'entre eux, Clément Baur, avait été incarcéré dans la prison de Sequedin, dans le Nord, sous une fausse identité: Ismaïl Djadrailov.
©Le JDD/Capture d'écran Twitter
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La rédaction de FranceSoir.fr

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L'enquête progresse et l'on en sait un peu plus sur l'identité et la personnalité des deux hommes arrêtés à Marseille mardi 18 et soupçonnés de vouloir perpétrer un attentat "imminent". Mahiedine Merabet et Clément Baur auraient partagé la même cellule lors de leur incarcération dans la prison de Sequedin, dans le Nord, en 2015.

Le plus jeune d'entre eux, Clément Baur, âgé de 23 ans, était alors incarcéré pour usurpation d'identité et avait été écroué sous le nom d'Ismaïl Djadrailov, un djihadiste tchétchène de la filière de Verviers. Le jeune homme utilisait ce nom sur les réseaux sociaux et avait même une fausse carte d'identité avec ces informations.

Né à Ermont, dans le Val-d'Oise, le jeune homme se serait converti à l'islam à l'âge de 14 ans selon François Molins, le procureur de la République. Au début de l'année 2015, les proches du jeune homme ont alerté les forces de l'ordre de sa disparition mais aussi de sa pratique radicale de la religion musulmane, selon La Voix du Nord. Quelques temps après, Clément Baur a été incarcéré pour quatre mois ferme dans la maison d'arrêt de Sequedin pour détention et usage de faux documents.

C'est à cette période que ce premier suspect a rencontré Mahiedine Merabet, aujourd'hui âgé de 29 ans et à l'époque emprisonné depuis 2013 pour trafic de drogue. Ils partageront la même cellule quelques temps. L'ainé du duo était alors considéré comme un "détenu classique qui faisait ses cinqs prières par jour" par ses surveillants, selon Le Parisien. Toujours selon le quotidien, aucun des deux hommes n'a fait l'objet de signalement pour radicalisation durant leur incarcération.

C'est lorsque Mahiedine Merabet a été transféré au centre pénitentiaire de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, qu'il a été soupçonné de radicalisation et fiché S. L'homme a été libéré en février 2015.

Séparés quelques mois, les deux amis se sont retrouvés à Roubaix, où ils ont partagé un logement. A la fin de l'année 2016, la police a mené une perquisition à leur domicile. Un drapeau du groupe Etat islamique et des contenus djihadistes ont été retrouvés sur l'ordinateur de Mahiedine Merabet, cependant resté introuvable. Quant à Clément Baur, il n'avait pas été pas inquiété grâce à l'une de ses fausses identités.

C'est au début du mois d'avril 2017 que les deux suspects ont déménagé à Marseille dans "l'appartement conspiratif" dans lequel les forces de l'ordre ont découvert une arme et des composants chimiques utiles à la fabrication du TATP.

Clément Baur et Mahiedine Merabet ont été arrêtés mardi 18 à Marseille.


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