Bébé secoué à Créteil: la nounou avoue avoir tué la petite Rose

Bébé secoué à Créteil: la nounou avoue avoir tué la petite Rose

Publié le :

Vendredi 22 Juin 2018 - 10:46

Mise à jour :

Vendredi 22 Juin 2018 - 10:54
Une femme de 35 ans, nourrice d'enfants, placée mardi en garde à vue après la mort d'une fillette de 6 mois, prénommée Rose, a reconnu avoir tué la petite. L'enfant, qui a été inhumée, a succombé au syndrome du bébé secoué.
©Pixabay/Antranias
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La rédaction de France-Soir

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Placée en garde à vue mardi 19 suite à la mort d'un bébé de six mois qui était sous sa protection, une nourrice de 35 ans, habitant à Créteil (dans le Val-de-Marne), a reconnu devant le juge d'instruction avoir tué la fillette, qui a succombé au syndrome du bébé secoué le mercredi 6 juin.

La justice a décidé de son placement en détention provisoire pour homicide volontaire.

Le jour où elle était arrêtée et placée en garde à vue, mardi donc, les parents de la petite Rose (la victime) enterrait leur enfant, quelques jours à peine après avoir décidé de la débrancher, les médecins de l'hôpital Necker leur ayant indiqué qu'il n'y avait plus aucun espoir.

Lire aussi: syndrome du bébé secoué - de nouvelles recommandations pour mieux repérer cette forme de maltraitance

Les faits remontent au 6 juin. La nounou en question est chez elle avec Rose, un autre bébé de 9 mois et son petit garçon âgé de 4 ans.

Vers 15h30, selon le récit des événements relatés dans Le Parisien, les parents de Rose sont appelés à se rendre aux urgences de l'hôpital Necker. Leur fille est à ce moment-là dans un état critique.

Aux autorités, la nourrice explique qu'elle a fait tomber Rose en voulant la mettre au lit et que la fillette s'est cognée la tête et s'est mis à vomir.

Mais les médecins soupçonnent tout de suite un syndrome du bébé secoué, confirmé par un scanner qui révèle un hématome sous-dural. Deux jours après, Rose meurt. Et face au juge d'instruction, sa nounou finit donc par avouer les faits.

La trentenaire était en règle par rapport à sa profession. Elle avait bien obtenu un agrément de la Protection maternelle et infantile, et avait aussi suivi une formation pour la prévention du syndrome du bébé secoué.

"Elle ne pouvait ignorer les risques mortels qu’elle faisait courir à la petite en la secouant", a expliqué une source proche du dossier au Parisien. Ce qui a sans doute décidé du caractère volontaire du chef d'homicide.

La nounou de la petite Rose, fillette de 6 mois morte après avoir été secouée début juin, a reconnu l'avoir tuée.


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