Blanchiment et corruption: Patrick Balkany dénonce un "procès des Juifs" de l'après-guerre

Blanchiment et corruption: Patrick Balkany dénonce un "procès des Juifs" de l'après-guerre

Publié le :

Vendredi 24 Mai 2019 - 16:58

Mise à jour :

Vendredi 24 Mai 2019 - 17:04
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La rédaction de France-Soir

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Patrick Balkany a dénoncé le procès fait selon lui aux juifs de l'après-guerre lors de son procès pour blanchiment et corruption jeudi 23. Le maire de Levallois s'est défendu d'être un fraudeur fiscal devant le tribunal.

Le procès de Patrick et Isabelle Balkany est loin d'être fini et jeudi le maire de Levallois a dû une nouvelle fois répondre aux questions du juge.

Sa femme, qui a tenté de mettre fin à ses jours il y a plusieurs semaines, n'était toujours pas présente pour des raisons de santé. Patrick Balkany était donc seul à la barre, entouré de ses avocats.

Jeudi, il a été question de la désormais fameuse villa Serena, située à Saint-Martin et revendue par le couple en 2002.

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Cette demeure appartenait officiellement à une société écran du Lichtenstein appelée Belec, qui aurait selon le principal intéressé toujours payé son impôt sur les sociétés, de façon à ce que le fisc ne soit pas floué. Cette entreprise avait elle-même été créée par la fiduciaire suisse qui gérait la fortune de l'édile.

Lorsque le couple Balkany a revendu Serena en 2002, l'argent est allé du compte de Belec à d'autres sociétés-écrans, dont une payant les travaux de la villa Pamplemousse.

Un montage financier complexe que Patrick Balkany ignorait, selon ses dires. "C’est l’esprit suisse! C’est un jeu de piste", a-t-il lâché.

Cependant, le maire de Levallois a avoué n'avoir jamais rapatrié en France sa fortune placée en Suisse et venant d'un héritage paternel. "J’aimerais bien ne pas être celui qui paie pour tout le monde", a-t-il insisté en pointant du doigt les grandes entreprises qui avaient recours aux mêmes procédés.

Patrick Balkany, qui jusque-là voulait éviter de mêler son défunt père au procès, a évoqué son patriarche. Juif déporté à Auschwitz, il aurait caché sa fortune après la guerre.

"La spoliation, nous et ma communauté, nous savons ce que c’est. (…) J’ai surtout l’impression aujourd’hui qu’on fait le procès des Juifs qui après la Libération ont pris leurs dispositions", a lâché l'édile en provoquant un moment de flottement dans la salle avant de s'insurger d'être interrogé "sur des choses qui datent de 25 ans".

"Si j’avais tué quelqu’un, ce serait prescrit! Je suis moins bien traité qu’un meurtrier", a finalement lâché Patrick Balkany, continuant sur sa lancée.

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